Malgré la peur, la jeunesse d'Ile-de-France ne veut pas «changer de vie»

Partout, les mêmes mots et les mêmes angoisses. Deux jours après les attentats de Paris, les jeunes Franciliens ont regagné leurs établissements où ils ont observé une minute de silence. De la Sorbonne à l'IUT de Champs-sur-Marne, des collèges de Montreuil aux lycées parisiens, ils racontent leur peur « d’être au mauvais endroit au mauvais moment ».

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Comme tous les matins, il y a ceux qui arrivent en groupe, en rigolant et en se tapant dans les côtes ; ceux qui font la gueule ; ceux qui courent parce qu’ils sont en retard. Mais ce matin du lundi 16 novembre, dans cette rue du XIIe arrondissement de Paris, donnant sur l’hôpital Rothschild, de nombreux élèves de l’établissement privé catholique Saint-Michel-de-Picpus tiennent une rose blanche à la main. Ils iront la déposer dans la chapelle, à la mémoire de Romain, moins de 30 ans, prof d’anglais au collège et ancien surveillant du groupe scolaire, et à celle d’une mère d’élève.