«On va crever»: ces précaires que la réforme de l’assurance-chômage brise en silence

Par Cécile Hautefeuille

Muriel Pénicaud se félicite de protéger les chômeurs avec une série de mesures d’urgence. Mais la ministre du travail refuse de suspendre le premier volet de la réforme de l’assurance-chômage qui durcit les conditions pour bénéficier d’allocations. Des dizaines de milliers de vies se retrouvent plombées en plein confinement.

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«Reporter cette réforme nous donnerait de l’oxygène. Un peu d’air. Parce que là, on va crever dans notre coin. » C’est un appel de détresse que lance aujourd’hui Sonia, 56 ans. Il lui manque quatre jours de travail pour ouvrir des droits au chômage. Mais du travail, il n’y en a plus. Sonia n’a plus aucune ressource. Elle n’a pas droit au RSA. Plus de perspectives pour quatre jours manquants.