Richard Ferrand, l’homme qui ne voulait pas être là

Par et

Issu de l’aile gauche du PS, Richard Ferrand s’est converti à « l’approche techno-libérale » au contact d’Emmanuel Macron. Depuis un an, ce fidèle du président, patron malgré lui d’une majorité qui le critique, doit gérer les velléités frondeuses qui animent ses troupes. Portrait d’un macroniste qui se verrait bien ailleurs.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il est près de 2 heures du matin, ce mardi 29 mai. Les couloirs de l’Assemblée nationale sont déserts, ses bancs sont clairsemés. La discussion du projet de loi agriculture et alimentation s’étire depuis plusieurs heures déjà, lorsque le député La République en marche (LREM) Matthieu Orphelin se lève pour défendre l’amendement qu’il a signé avec 44 de ses collègues, visant à graver dans la loi l’engagement présidentiel d’interdire le glyphosate d’ici trois ans.