Redoutant d’être la prochaine victime de Macron, la fonction publique manifeste

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Faute de réponse claire du gouvernement sur leur statut, leur rémunération et les suppressions de postes, les syndicats de la fonction publique retournent dans la rue le 22 mai. Martinez (CGT), Berger (CFDT) et Pavageau (FO) défilent côte à côte.

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Après deux journées plutôt réussies en octobre et en mars, les fonctionnaires retournent dans la rue, pour dire leur inquiétude face aux plans du gouvernement au sujet de leur rémunération et leur statut. Cette nouvelle journée de mobilisation, appelée par une intersyndicale comprenant cette fois-ci l’Unsa et la CFDT, est particulière : elle tombe quelques jours après la révélation par Libération des premiers arbitrages explosifs rendus par le comité d’experts réuni dans le cadre du plan Action publique 2022, avec notamment un assouplissement patent du recours aux contractuels. Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics, a par ailleurs, la veille de la manifestation, confirmé la suppression de 120 000 emplois d’ici à 2022 et la poursuite d’une politique d’austérité sur les rémunérations.