La prison, autre lieu d’attentat possible pour les djihadistes

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Alors que Bilal Taghi, l’auteur du premier attentat revendiqué au sein d'un établissement pénitentiaire, a été condamné vendredi à vingt-huit années de réclusion criminelle, Mediapart raconte comment les maisons d’arrêt sont devenues les cibles privilégiées de terroristes coincés pour des longues peines.

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Cela a commencé par un hurlement. Ce 4 septembre 2016, Arnaud est installé au poste central d’hébergement, à l’intersection des quatre ailes qui composent la maison d’arrêt d’Osny, dans le Val-d’Oise. Aux environs de 15 heures, il entend un cri, suivi de plusieurs autres. Ils proviennent de l’aile ouest du bâtiment A1, là où se trouve l’une des cinq unités en France censées être spécialisées dans la prise en charge des détenus « radicalisés ».