Karachi: deux mondes pour un procès

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Le procès du volet financier de l’affaire Karachi donne lieu à la rencontre de deux mondes qui ne se croisent jamais – ou si peu. Le monde des cols blancs, son pouvoir, son argent, sa vanité, incarné par les prévenus. Et celui des cols bleus, des ouvriers et leur colère, incarné par les survivants et familles de victimes de l’attentat de Karachi.

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Depuis trois semaines, elles assistent, silencieuses, au cours de la justice. Elles, les parties civiles du procès du volet financier de l’affaire Karachi, actuellement jugé au tribunal correctionnel de Paris. Elles, les victimes et familles de victimes de l’attentat du 8 mai 2002, qui a tué, à Karachi (Pakistan), 14 personnes dont 11 employés français de la Direction des constructions navales (DCN, aujourd’hui Naval Group) travaillant à la livraison de sous-marins vendus par l’État français à son homologue pakistanais.