Kazakhgate: la commission occulte qui inquiète Airbus

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Les juges d’instruction ont trouvé la trace d’une commission suspecte de 8,8 millions d'euros, versée par Airbus dans le cadre d’une vente de satellites au Kazakhstan. Le PDG du groupe, Thomas Enders, a été entendu comme témoin par les policiers de l’office anticorruption.

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C’est du jamais vu depuis qu’Airbus est cerné par les affaires de corruption. Selon des informations recueillies par Mediapart, France Inter et Der Spiegel, le PDG du groupe, Thomas Enders, et trois autres dirigeants ont été entendus début octobre à Nanterre dans les locaux de l’OCLCIFF, l’office anticorruption de la PJ, dans l’affaire du Kazakhgate. Les policiers ont également interrogé le président du conseil d’administration Denis Ranque, le secrétaire général John Harrison et l’ancienne ministre Noëlle Lenoir, l’une des trois membres du haut comité mis en place en juin dernier par Airbus pour améliorer sa politique anticorruption.