Égalité des droits: les étrangers attendront

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À l'égard des étrangers, François Hollande a prôné l'apaisement. Mais en l'absence de réforme globale, et, surtout, en laissant au ministre de l'intérieur la complète maîtrise de leur accueil, le chef de l'État a empêché le changement de cap promis. L'abandon du droit de vote et la multiplication des démantèlements de camps de Roms constituent les renoncements les plus flagrants à ses engagements électoraux. Comme si les étrangers devaient être durablement tenus à l'écart de la marche pour l'égalité des droits.

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« L’âme de la France, c’est l’égalité »: cette assertion, remplie d’espérances, inscrite dans les 60 engagements de François Hollande, n’a pas pris corps lors de la première année du quinquennat pour ceux qui vivent, travaillent, se marient en France, mais n'y votent pas. Ceux qui contribuent à la croissance économique, paient leurs impôts, ont des enfants, sont parents d’élèves ou délégués syndicaux, mais n’ont pas la nationalité française.