Pour les jeunes, Macron propose de vieux schémas de pensée

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Alors que la mobilisation étudiante se poursuit, l’exécutif continue de défendre ses politiques teintées de pragmatisme et d’éthique libérale. Sous couvert de modernisation, son approche de « la jeunesse » révèle en filigrane une vision classique de la société, où les alternatives sont encouragées à condition qu’elles respectent le cadre fixé par le pouvoir.

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Il a d’abord été question d’« agitateurs professionnels », qui n’avaient pas grand-chose à voir avec des étudiants. Dès les premiers blocages d’université, le premier ministre, suivi par l’ensemble de son gouvernement, est monté au créneau pour dénoncer la « très forte mainmise de l’extrême gauche sur ces mouvements ». Les relais parlementaires, en tête desquels le député La République en marche (LREM) Gabriel Attal, rapporteur de la réforme d’accès à l’enseignement supérieur, ont rapidement emboîté le pas et fait évoluer le discours, renvoyant dos à dos les grévistes « animés d’un esprit bobo et égoïste » et les étudiants opposés aux blocages.