Le mensonge de Tapie

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Convoqué ce lundi matin par la police judiciaire qui veut établir son rôle dans l'arbitrage Crédit lyonnais-Adidas, Bernard Tapie a été placé en garde à vue. L'homme d'affaires n'en prétend pas moins que si escroquerie il y a eue, elle est imputable non pas à lui-même mais à l'ex-banque publique. Et pourtant...

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Avec les mises en examen successives de l’arbitre Pierre Estoup puis de Stéphane Richard, l’actuel patron d’Orange et ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, pour « escroquerie en bande organisée », et depuis ce lundi matin le placement en garde à vue de Bernard Tapie (à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu), l’affaire Adidas-Crédit lyonnais a pris soudainement la tournure d’un scandale d’État, peut-être l’un des plus importants scandales de la Ve République. Ainsi, une « bande organisée », ayant sans doute des ramifications jusqu’au sommet de l’État, aurait pu commettre un vaste détournement de fonds publics portant sur 403 millions d’euros. Voilà en tout cas ce que la justice s’applique à vérifier.