«Les détenus avec l’étiquette ‘‘radicalisés’’ sont exclus de la vie carcérale»

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Les chercheurs Gilles Chantraine et David Scheer ont passé un an dans les quartiers d’évaluation de la radicalisation où ils ont réalisé 90 entretiens de détenus et de professionnels. Leur compte-rendu bat en brèche certains clichés sur ce dispositif.

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Après avoir constaté le triplement en douze ans du nombre de détenus incarcérés pour faits de terrorisme ou susceptibles d’être radicalisés, puis avoir subi le premier attentat survenu en prison, l’administration pénitentiaire a multiplié les dispositifs de prise en charge de ces détenus. Gilles Chantraine, sociologue, chargé de recherche (CLERSÉ – CNRS/Université de Lille) et David Scheer, docteur en criminologie (CLERSÉ – CNRS/Université de Lille), ont étudié le dernier en date. Pour Mediapart, ils reviennent sur les conclusions de leur rapport (coécrit avec Marie-Aude Depuiset, ingénieure de recherche), « Enquête sociologique sur les quartiers d’évaluation de la radicalisation dans les prisons françaises ».