Aux «fous dangereux», des droits morcelés ou non-appliqués

Par
Auteurs d'homicides ou patients «agités», les personnes souffrant de troubles mentaux enfermées dans les unités pour malades difficiles (UMD) ne suscitent pas la compassion. Placées au ban de la société, leurs droits sont ceux des hospitalisés d'office. Mais ils ne sont que rarement mis en œuvre. Témoignage de la mère d'un schizophrène retenu pendant six mois dans l'UMD de Cadillac, en Gironde.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les unités pour malades difficiles (UMD), comme les centres de rétention administrative où sont enfermés les étrangers en instance d'expulsion, sont des lieux aux allures de prison. Murs épais, grillages élevés, fossés, portes verrouillées, équipements sécurisés. Mais qui n'en sont pas, au sens juridique tout du moins. Ni détenus, ni patients comme les autres, les malades y ont des droits morcelés, souvent méconnus des intéressés eux-mêmes et difficiles à mettre en œuvre.