Le retour de Manuel Valls, symptôme d’un climat délétère

À un an de la présidentielle, Manuel Valls quitte Barcelone pour renouer avec la vie politique française. Fort de ses crispations identitaires, de son aptitude à se couler dans l’agenda idéologique de l’extrême droite et de son absence totale de cohérence, l’ancien premier ministre s’inscrit parfaitement dans l’air du temps.

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Il y a des responsables politiques qui font des choix et qui s’y tiennent. Et puis, il y a Manuel Valls. Beaucoup de choses ont été écrites sur le passage à Beauvau puis à Matignon de l’ancien socialiste : son démantèlement minutieux de la gauche plurielle, ses crispations identitaires, ses coups de menton sécuritaires, ses revirements, son usage immodéré du 49-3 et ses innombrables expressions incendiaires – sur les Roms qui auraient « vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie », sur la « guerre de civilisation », la « culture de l’excuse » ou la « société de l’assistanat » – qui ont rendu insupportable le simple fait de l’entendre dire qu’il est « de gauche et fier de l’être ».

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