Les graves questions que la Grèce pose aux socialistes

Par
Les socialistes français ne cessent d'alerter l'opinion sur l'inertie de l'Union européenne et son manque de détermination pour trouver un plan de sauvetage cohérent de la Grèce. Mais ils ne soufflent mot du plan d'austérité mis au point par Bruxelles et le FMI, présidé par Dominique Strauss-Kahn.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il faut leur en donner crédit: depuis que la Grèce s'est enfoncée dans la crise, les socialistes français n'ont cessé d'alerter l'opinion sur l'inertie de l'Union européenne et son manque de détermination pour trouver un plan de sauvetage cohérent du pays. Mais il faut avoir la lucidité de prolonger ce constat en relevant aussi qu'ils se sont bien gardés de se prononcer sur le détail du plan d'austérité qui va être imposé au peuple grec, et sur son opportunité; sur la responsabilité de Bruxelles et du Fonds monétaire international (FMI) dans cette purge sociale, et tout particulièrement, sur celle de son président, Dominique Strauss-Kahn; sur les pistes alternatives de sauvetage qu'il conviendrait de mettre en chantier.