Bure: un procès politiquement radioactif

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À partir du 1er juin, sept militants opposés à l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure sont renvoyés devant la justice pour association de malfaiteurs. S’annonce un procès sensible par sa dimension politique, l’hyper surveillance infligée aux mis en examen et la modestie des infractions qui leur sont reprochées, au regard des moyens déployés pendant quatre ans. 

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C’est un procès sensible, entre justice et renseignement, qui commence mardi 1er juin à Bar-le-Duc (Meuse) : celui de sept militant·e·s opposé·e·s à l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, poursuivi·e·s pour association de malfaiteurs. Par sa dimension politique, vu le profil des personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel. Par l’hyper surveillance infligée aux dix personnes mises en examen – et une sous le statut de « témoin assisté » – depuis 2018 : placées sur écoute, géolocalisées, perquisitionnées, empêchées de se rencontrer et de se parler par un strict contrôle judiciaire.