Les privatisations de la «Treuhand», toujours au cœur du malaise est-allemand

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À la veille du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, la question de la spoliation de la RDA est toujours vive. Ainsi, la « Treuhand », organisme chargé à la va-vite de privatiser l’économie est-allemande entre 1990 à 1994, employeur direct ou indirect d’environ 4 millions de salariés, est sans doute l’organe le plus détesté à l’Est.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– « J’ai décidé de me mettre en grève de la faim par solidarité. Ici, les responsables politiques ont failli. L’essentiel est désormais de soutenir les victimes », déclare Roland Hahnemann devant les caméras de télévisions allemandes. Nous sommes en juillet 1993. Ce député régional, membre du PDS, le parti héritier du parti communiste unique SED, rejoint ainsi une quarantaine de mineurs amaigris, baptisés « les compagnons de la potasse » et installés dans un baraquement devant la mine « Thomas Münzer » à Bischofferode, en Thuringe.