Le gouverneur de la Banque du Liban sous pression au Royaume-Uni

Alors que Riad Salamé fait déjà l’objet d’une enquête en Suisse pour soupçons de blanchiment d’argent aggravé au détriment de la Banque du Liban, les initiatives d’avocats et activistes se multiplient pour pousser d’autres juridictions européennes à se saisir de l’affaire. Plusieurs plaintes ont notamment été déposées au Royaume-Uni, où se trouve une importante part du patrimoine du gouverneur.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Beyrouth (Liban) – « Au moment où le Liban entre dans une nouvelle période d’incertitude, [Riad] Salamé est une présence rassurante dans le combat de ce pays pour maintenir son système financier à flot », écrivait Euromoney en septembre 2006. Le magazine britannique venait d’accorder à Riad Salamé le titre de meilleur banquier central au monde. L’ancien banquier de Merrill Lynch était alors en passe de réussir l’exploit d’éviter un effondrement de la livre, un mois à peine après la fin de la guerre de l’été 2006 contre Israël, dans un pays secoué par les assassinats politiques depuis le retrait des troupes syriennes en avril 2005.