La BO du mur de Berlin: douze chansons qui racontent une capitale écartelée

Par Simon Rico

Scindé en quatre en 1945, coupé en deux de 1961 à 1989, Berlin fut une pépinière artistique. « Îlot du monde libre au sein d’un océan communiste », la partie ouest attirait la bohème rebelle de toute la RFA, et au-delà. Côté est, la révolte couvait. Du jazz à la techno en passant par le punk, le rap et la « neue deutsche welle », portrait en musiques des deux côtés du Mur.

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«Il n’y avait plus d’Ouest, ni d’Est, il n’y avait plus que la musique. » Ces mots, tirés du documentaire Le Mur des sons, résument l’état d’esprit qui régnait dans le Berlin post-Mur, au tout début des années 1990. Après 45 ans de conflit gelé, trois décennies de ciel partagé, la ville entend rattraper le temps perdu et la techno va servir de bande-son à la réunification. Il n’est plus question de querelles idéologiques : la jeunesse berlinoise veut regarder de l’avant pour tenter d’oublier un passé sans doute un peu trop chargé. Les premières raves s’organisent au moment où le capitalisme enterre le socialisme, où la société de consommation l’emporte, malgré la crise.