« C’est énorme, mes amis : le truc le plus énorme depuis le Watergate », clamait le candidat Donald Trump devant ses fans à la fin octobre 2016, au moment où le FBI semblait prêt à ouvrir de nouveau une enquête sur l’usage – désinvolte et risqué – d’un serveur privé par Hillary Clinton pour ses échanges de courriels réputés “bourrés d’informations classées”. Huit mois plus tard, par un effet d’une “justice poétique” digne d’Hollywood, c’est au tour de Trump lui-même de répondre au mieux d’amateurisme obtus, au pire de malveillance et de trahison, pour avoir divulgué des informations top secret sur la lutte contre Daech au ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, et à l’ambassadeur Sergueï Kislyak, lors de leur visite aussi officielle qu’amicale à la Maison Blanche, mercredi 10 mai.