Amazonie: les eaux mortes du barrage de Belo Monte

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Autour du troisième plus grand barrage du monde, dont les deux usines hydroélectriques devraient fonctionner à plein d’ici 2020, les populations locales paient le bouleversement de leur environnement et de leur mode de vie.

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Altamira (Brésil), envoyé spécial. –  Les arbres blanchis émergent de l’eau sombre. À mesure que l’embarcation s’approche du barrage de Belo Monte, le troisième plus grand au monde, les îles de troncs morts se multiplient et forment un paysage irréel. La plupart des arbres qui devaient être immergés ont été arrachés, mais pas tous, explique Antônia Mello, figure centrale du mouvement de résistance contre le barrage et membre du collectif Xingu Vivo : « Ils ont seulement retiré les arbres qui risquaient de bloquer les turbines. Le reste pourrit et libère du méthane qui pollue l’eau et l’air. »