Après Renzi, une nouvelle page s’ouvre pour la gauche italienne

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Une quarantaine de députés a quitté le Parti démocrate (PD) fin février. Les trois ans de gouvernement Renzi auront fini par fâcher définitivement l’aile gauche du parti qui dirige l’Italie. Dénouement tragique ou espoir pour une reconstruction à gauche ? Militants et députés répondent.

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Rome (Italie), de notre envoyée spéciale.-  Elle n’en démord pas. Au sein de la section PD Aurelio Cavalleggeri, dans le XIIIe arrondissement de Rome, Angela Fanara l’assure, « Matteo Renzi aurait pu empêcher tout cela ». Celui qui était à la fois chef du Parti démocrate et chef du gouvernement italien aurait dû faire « de son mieux » pour maintenir tout le monde dans le parti et éviter le départ, fin février, d’une quarantaine de députés de son groupe parlementaire. Maintenir le dialogue, plutôt que se fâcher. « Les divergences qui apparaissent aujourd’hui ont toujours existé au sein du PD. Cette scission montre une fois de plus combien Renzi est un libéral, avec des convictions qui n’ont rien à voir avec la gauche. Toutes les réformes qu’il a mises en place pendant trois ans, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, sont d'inspiration libérale. »