Le traité de libre-échange entre l'UE et le Canada franchit une nouvelle étape

Par

Le CETA vient de franchir une nouvelle étape mardi au parlement européen, dans l’attente du vote définitif en plénière, désormais attendu pour mi-février. Pour nombre d’élus, ce traité est devenu la meilleure des réponses au « désengagement » de Donald Trump.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Bruxelles (Belgique), envoyé spécial.- À front renversé. Alors que Donald Trump a signé lundi à Washington l’acte de retrait des États-Unis du Traité transpacifique (TPP), négocié pendant des années par l’administration Obama, des eurodéputés ont envoyé mardi matin à Bruxelles un message politique diamétralement opposé. Les élus spécialistes des questions commerciales ont donné leur feu vert au traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA), dernière étape avant son éventuelle – et désormais probable – ratification en séance plénière à Strasbourg (prévue pour mi-février).

Les députés membres de la commission « commerce » ont approuvé ce sulfureux projet de traité avec une majorité très nette : 25 pour, 15 contre et une abstention. La droite du PPE (dont LR) a voté pour, avec l’appui notamment des libéraux (dont l’UDI-Modem – à l'exception de Marielle de Sarnez, qui s'est abstenue). Les écologistes et les élus de la GUE (gauche unitaire européenne, dont le Front de gauche), tout comme les élus FN, s’y sont opposés. Quant aux sociaux-démocrates européens, le groupe s’est divisé, certains étant favorables au texte (dont une majorité d’Allemands), d’autres opposés (dont les socialistes français et belges).

« La validation de cet avis n’est hélas pas une surprise au regard de la composition de cette commission : la majorité de ses membres comptent parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation maximale des échanges et des investissements, dans laquelle les normes sociales, sanitaires et environnementales sont exclusivement perçues comme des obstacles au commerce », dénonce dans un communiqué le collectif Stop TAFTA/CETA, qui vient par ailleurs d'organiser le 21 janvier une journée de mobilisations anti-CETA, en France et en Belgique notamment.