Vladimir Boukovski et les crimes de la psychiatrie soviétique

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Charismatique et suractif, Vladimir Boukovski passe douze années, entre 1963 et 1976, entre hôpitaux psychiatriques, camps et prisons. Il est celui qui va révéler au monde le détail et l’ampleur de la répression psychiatrique en URSS. Ce système méthodiquement construit, jusqu’à l’invention d’une « science » nouvelle, achève de ruiner l’image de l’Union soviétique.

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Comme bien souvent en Russie, tout commence par de la poésie. Tout à la fin des années 1950, encouragés par le vent de libéralisation qui semble souffler depuis la dénonciation des crimes de Staline en 1956, d’informels cercles de poésie naissent aux marges de l’université. On se passe sous le manteau une revue clandestine (sans doute le premier samizdat) réalisée par Alexandre Guinzbourg. Syntaxis est son titre et elle ne propose que des poèmes. Cela vaudra à Guinzbourg sa première condamnation à deux ans de camp en 1960…