En Thuringe, la mémoire de la «révolution pacifique» hante les élections régionales

Par

Alors que l’extrême droite s’approprie les mots d’ordre scandés il y a 30 ans au moment de la chute du mur de Berlin, la gauche au pouvoir est, à l’approche du scrutin régional du 27 octobre, sous le feu des critiques pour sa condamnation jugée trop faiblarde de l’ancienne dictature communiste.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Erfurt (Allemagne), de notre envoyé spécial.– C’est un rituel immuable qui a survécu à la disparition de la République démocratique allemande (RDA). Chaque jeudi, depuis près de 41 ans, dès que les cloches annoncent 17 heures, l’église Saint-Laurent d’Erfurt, en Thuringe, accueille une célébration œcuménique longue d’une vingtaine de minutes : la Friedensgebet, ou « prière pour la paix ».