En Irak, l’urgence de désamorcer «les bombes de demain»

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Haidar est humanitaire, Nakhla directrice d’une école, Souad éducatrice spécialisée, Hassan professeur. Ils sont animés par une urgence : désamorcer « les bombes de demain », ces générations d’enfants contraints de grandir dans l’extrême-violence. Troisième volet de notre série irakienne.

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Bagdad, Bassorah (Irak).– « Ces enfants sont les bombes de demain. » Haidar parle comme si les minutes étaient comptées, avec un débit de mitraillette. Il en oublie que le jour est tombé sur Bagdad, qu’il faut rompre le jeûne du ramadan, avaler une datte fourrée à la noix, arrosée de crème de sésame. Depuis quelques années, il compile la violence, le sang en data. La barbarie de Daech. La vie déglinguée dans les camps. Les manifestations réprimées.