Dans son traditionnel discours de fin d’année, le 31 décembre 2016, le président camerounais Paul Biya a promis que « l’enquête approfondie » qu’il a commandée sur l’accident d’un train de la compagnie de chemin de fer Camrail, contrôlée par le groupe Bolloré, dirait « la vérité ». « J’en tirerai les conséquences, je m’y suis engagé », a-t-il ajouté. Depuis, les autorités n’ont rien communiqué de plus sur cette catastrophe ferroviaire qui a tué, le 21 octobre 2016, au moins 79 personnes et en a blessé plusieurs centaines d’autres dans la petite ville d’Éséka. Le résultat des enquêtes officielles reste donc inaccessible.