2020 ne finit jamais

Par Paul B. Preciado

2020, « l’année où les jours, comme des perles brisées, ont glissé du collier du temps », n’a pas cessé de recommencer, encore et encore : année du virus, de l’enfermement, de la catastrophe au Liban, des révoltes contre la violence raciste de la police et contre le patriarcat.

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Il y a des années, la grande majorité d’entre elles, qui commencent le 1er janvier et se terminent le 31 décembre. Mais 2020 n’est pas une de ces années. 2020 n’est pas seulement une année bissextile, mais aussi une année cannibale qui, dévorant le temps des autres années, se prolonge dans le passé et dans l’avenir, et impose son propre calendrier.