Européennes 2019, nos grands entretiens (10/11) Entretien

L’Allemande Sahra Wagenknecht dévoile les contours de son futur mouvement, inspiré des Insoumis

Alors que les gauches allemandes sont sorties lessivées des législatives de 2017, Sahra Wagenknecht veut enclencher une nouvelle dynamique, quitte à prendre des positions, sur les réfugiés ou l’euro, qui clivent au sein de son électorat traditionnel. Dans un entretien à Mediapart, elle trace les contours du mouvement qu’elle s’apprête lancer sur le modèle, dit-elle, des Insoumis ou de Podemos.

Thomas Schnee

31 mai 2018 à 13h03

La lecture des articles est réservée aux abonné·e·s. Se connecter

Berlin (Allemagne), de notre correspondant.–  Au Bundestag, elle dirige le groupe de Die Linke, la cinquième force de l’hémicycle, derrière les libéraux et l’extrême droite de l’AfD. Figure des gauches contestataires en Allemagne, Sahra Wagenknecht, née en 1969, économiste de formation, dévoile dans un entretien à Mediapart les contours du mouvement qu’elle s’apprête à lancer en septembre, sur le calque des Insoumis français, et assume ses désaccords stratégiques avec une partie de Die Linke. « Les plus pauvres ne votent plus à gauche parce que la gauche a de plus en plus négligé la parole et le dialogue avec eux », s’indigne Wagenknecht, qui prend aussi ses distances, à moins d’un an des élections européennes, avec le mouvement de Yanis Varoufakis.

Abonnement mediapart

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Aujourd’hui sur Mediapart

France — Enquête
par Lénaïg Bredoux, Ilyes Ramdani et Antton Rouget
International — Analyse
par Rémi Carayol
Voir la Une du Journal

À ne pas manquer

Médias
Couvrir l’extrême droite, affronter la violence politique
Travailler et enquêter sur l’extrême droite en France, c’est s’exposer à des menaces, du cyberharcèlement, des insultes et du dénigrement. Et dans un milieu très masculiniste, être une journaliste femme est un facteur aggravant. Dénoncer ce déferlement de haine par la voie de l’interpellation ou le canal judiciaire n’a rien d’évident.
par Mathilde Goanec et David Perrotin
Gauche(s) — Analyse
Programme présidentiel de Mélenchon : ce qui change, ce qui demeure
Réactualisé à l’aune du quinquennat écoulé, « L’Avenir en commun » est débarrassé des points qui avaient le plus fait polémique en 2017, comme l’hypothèse d’une sortie de l’Union européenne. Pour le reste, la continuité domine : VIe République, planification écologique et partage des richesses.
par Fabien Escalona et Pauline Graulle
Nucléaire — Enquête
Centrale nucléaire de Tricastin : des dissimulations en cascade
Dans l’affaire du lanceur d’alerte de la centrale du Tricastin qui porte plainte contre EDF, de nouveaux éléments consultés par Mediapart révèlent que l’Autorité de sûreté du nucléaire connaissait depuis longtemps le problème. Selon un document interne, EDF a menti et l’autorité de sûreté également dans sa communication publique.
par Jade Lindgaard
Dossier. L’affaire Kohler — Enquête
La note qui relance l’affaire Kohler
La Sfil, une discrète banque publique qui assure les financements des bateaux achetés en France par le groupe MSC, s’est réjouie en 2020 de bénéficier du « soutien » du secrétaire général de l’Élysée. Ce dernier a des liens familiaux avec les Aponte, les principaux actionnaires de MSC.
par Martine Orange

Nos émissions