Un texte purement budgétaire sans aucune portée sociale. Depuis quelques mois, Emmanuel Macron et ses soutiens défendent une réforme des retraites diamétralement opposée au projet qu’ils avaient initié en 2017. Un revirement qui en dit long sur ce pouvoir, son absence de colonne vertébrale et ses arrangements avec la vérité.
En raison de la féroce répression que ne freinent pas les mesures très partielles d’amnistie, le mouvement de la jeunesse iranienne a renoncé aux manifestations pour s’orienter vers d’autres formes d’action. La résistance est aussi pour beaucoup individuelle.
Consultations illégales, transmission d’informations confidentielles, voire corruption : les fichiers de police, dont le contenu est sensible et l’usage encadré, attirent les convoitises. Mediapart a recensé les affaires rendues publiques ces dix dernières années.
L’instance préconise de suspendre automatiquement l’exercice de l’autorité parentale en cas de mise en cause pour violences sur un enfant. Une proposition de loi adoptée jeudi à l’Assemblée va dans le même sens. Mais dans les tribunaux, beaucoup sont très réticents.
En posant le choix entre « la réforme ou la faillite », Gabriel Attal, le ministre des comptes publics, a tenté un argument d’autorité pour imposer le report de l’âge légal de départ à la retraite. Mais cette menace cache surtout un système défaillant fondé sur des exonérations considérables.
En 2022, les cinq premiers groupes pétroliers occidentaux ont totalisé 180,5 milliards de dollars de profits. Un record historique. Plutôt que d’investir dans les énergies renouvelables et de préparer l’avenir, ils préfèrent reverser l’essentiel à leurs actionnaires. Cette position de rente ne peut que relancer le débat sur le rôle des majors pétrolières.
Civils et militaires soudanais discutent d’une période de transition démocratique pour mettre fin au chaos issu du coup d’État de 2021. Un processus fragilisé par le jeu des puissances régionales et internationales, d’Israël à la Russie en passant par les États-Unis et l’Union européenne.
Une partie des députés de la Nupes considère que la mise au vote de l’article 7 du projet de loi, sur le report de l’âge légal, est un pari risqué. Leur idée : faire durer les débats pour l’esquiver. D’autres veulent y aller, espérant une bonne surprise à l’arrivée.
Après deux journées de mobilisation record, les syndicats peuvent se prévaloir d’une indiscutable victoire, et espèrent continuer de mobiliser. Mais face à un pouvoir inflexible, l’intersyndicale ne souhaite pas durcir le mouvement avant plusieurs semaines au moins. Au risque de l’impasse ?
Le projet de loi gouvernemental arrive lundi à l’Assemblée nationale, où le camp présidentiel n’est pas assuré d’avoir une majorité. Pour convaincre les récalcitrants, Élisabeth Borne a annoncé dimanche plusieurs concessions… qui n’ont pas convaincu grand monde. En attendant la double mobilisation de mardi et samedi, l’exécutif se retrouve lesté par un nouveau boulet : l’affaire Dussopt.