Lundi, la banque Dexia est morte. La direction de l'établissement franco-belge a annoncé son démantèlement ordonné. Cette faillite bancaire illustre l'amplification de la crise. Comme en 2008, les Etats volent au secours du système bancaire, sans exiger la moindre contrepartie.
L'UMP savoure sans discrétion la nouvelle: Jean-Louis Borloo renonce à se présenter à l'élection présidentielle. Ses proches n'en avaient pas même été informés et se retrouvent défaits par ce contrepied. Question: qu'a donc pu négocier avec l'Elysée le président du parti radical?
Nicolas Sarkozy a arrêté de penser que la faiblesse de la gauche lui permettra d'emporter un second mandat. Le voici face à deux stratégies: celle d'une droitisation et d'un populisme assumé pour provoquer un nouveau 21 avril; ou bien celle d'une union nationale avec les chiraquiens et les centristes. Faut-il voir un signe dans le retour d'Alain Juppé au centre du dispositif et dans le revirement de Dominique de Villepin?
Le deuxième débat de la primaire a été largement consacré aux réponses sociales à la crise, avant d'évoquer la sécurité, l'immigration et les affaires qui touchent les proches de Nicolas Sarkozy. Les six candidats ont évité les attaques frontales, tout en appuyant certaines divergences de fond.
Le chômage augmente, la crise perdure, les enseignants manifestent. Malgré le contexte social, les syndicats divisés peinent à parler d'une seule voix. La bataille perdue des retraites a laissé des traces. Avant la présidentielle, les organisations divergent clairement sur les réponses à apporter à la crise.
Le parlement d'Allemagne fédérale doit approuver le 29 septembre le second plan de soutien à la Grèce. Mais pour l'avenir de ce pays comme celui de l'euro, les choix difficiles et urgents restent à faire.
L'irrésistible ascension d'Alain Juppé se confirme. Les institutions de la Ve République ne protègent plus un président devenu boulet pour son camp. La panique gagne et appelle un sauveur à la veille de la présidentielle suivie de législatives. Après l'effondrement, assisterons-nous à une séquence le chagrin et le Juppé?...
L'un des événements de la primaire socialiste, c'est la campagne d'Arnaud Montebourg en faveur d'une politique économique alternative. Pour la première fois depuis longtemps, un nouveau cap est mis en débat au PS, s'écartant radicalement de la doxa libérale. Mais quelles sont donc les sources d'inspiration et les convictions du porte-drapeau de la «démondialisation»?
Le roi Abdallah a annoncé que les femmes pourront voter aux élections municipales (les seules du Royaume) en 2015. Mais ce geste est une soupape pour ne pas engager de vraies réformes sur la condition féminine ou les espaces de liberté et de démocratie dans le pays.
Le PS doit d'abord éviter des débauchages qui permettraient la réélection à la présidence du Sénat de l'UMP Gérard Larcher. Et ensuite? Sans réels pouvoirs, un Palais du Luxembourg passé à gauche peut tout de même fortement gêner le pouvoir.