À Kazan, en Russie, Vladimir Poutine a mis en scène son non-isolement sur la scène internationale. Le sommet des Brics, cependant, ne peut se résumer à cela : il signe l’émergence d’un Sud décidé à revendiquer son pouvoir politique et économique, fort de la moitié de la population mondiale.
L’accord signé il y a une semaine semble peu durable, portant uniquement sur des modulations de taxes, qui ne changent en rien le système global des importations, ni les politiques économiques responsables des surcoûts chroniques de la vie aux Antilles.
Les débats parlementaires sur la taxation des plus hauts revenus ont vu le gouvernement et les macronistes tout faire pour défendre une imposition a minima et temporaire des plus riches. Mais ils ont été mis en minorité par les oppositions à l’Assemblée nationale.
Menacé par une fronde politique, l’exécutif s’emploie à déminer le dossier Sanofi. Sa branche Opella va bien être vendue au groupe américain CD&R, mais la Banque publique d’investissement entrera au capital pour représenter l’intérêt général. Un simple affichage politique.
Les efforts budgétaires importants demandés par l’État aux collectivités locales pourraient avoir de lourds impacts économiques. Affaiblies par plusieurs réformes successives, elles vont devoir mettre un frein à leurs investissements.
Après l’effervescence de la campagne des législatives, la coalition de gauche stagne à un état embryonnaire. La rivalité entre socialistes et insoumis a figé l’élan unitaire, au grand dam de la base militante.
Les socialistes ont exclu de participer à un intergroupe avec les autres partis de la coalition arrivée en tête aux législatives. Un refus qui révèle en creux le retour des forces centrifuges à gauche.
Deux ans après son arrivée au pouvoir, Giorgia Meloni a réussi à s’imposer dans les débats européens en criminalisant les migrations et les ONG de secours en mer. L’accord avec l’Albanie est même repris comme modèle par la présidente de la Commission européenne. Mais le premier transfert d’exilés a déjà viré au fiasco.
Ennemi numéro un d’Israël déclaré, chef politique et militaire du Hamas, Yahya Sinouar a été tué dans un combat avec l’armée israélienne. De nombreuses voix poussent à des négociations et à la fin de la guerre. Rien ne dit qu’elles auront gain de cause.
Omniprésente au tribunal pour se défendre des accusations de détournement de fonds publics qui pèsent sur elle et son parti, Marine Le Pen se retrouve éloignée des combats politiques de l’Assemblée, alors que son groupe y est plus puissant que jamais.