Lors de sa déclaration de politique générale, le premier ministre a exhibé sa jeunesse tout en annonçant une politique inspirée des années 1970 : libérale sur l’économie, conservatrice sur le reste. Un catalogue de mesures et de slogans, non sans une bonne dose de démagogie.
Le PIB des États-Unis a progressé de 2,5 % en 2023, déjouant les pronostics de récession, alors même que la zone euro fait du quasi-surplace. Une performance qui s’explique d’abord par le soutien de l’État.
Du PCF de Waldeck Rochet au mouvement des Paysans-travailleurs, l’histoire de la gauche est aussi celle de convergences entre ouvriers et paysans. Face au récit hégémonique de la FNSEA, cette mémoire mérite d’être ravivée.
Depuis le début de la révolte des agriculteurs, CNews, « Touche pas à mon poste » ou encore le JDD, multiplient les gestes de soutien envers le monde agricole. Avec un double objectif : capter la colère agricole et la diriger contre les adversaires désignés de la paysannerie, écologistes et Europe en tête.
Malgré la censure partielle par le Conseil constitutionnel, la loi immigration « détricote » le droit d’asile de manière significative. Un sujet beaucoup moins abordé que le droit des étrangers, mais tout aussi important.
Le secteur agricole est d’abord un secteur capitaliste confronté à une pression à la baisse de sa rentabilité qui doit faire face à la double crise écologique et économique.
Le premier tour de l’élection présidentielle, honorifique, a lieu dimanche 28 janvier. Le scrutin se déroule dans une ambiance sociale dégradée. Une série de grèves répondra, le 1er février, à la politique d’austérité et de réformes du gouvernement d’alliance entre la droite et l’extrême droite.
Le ministre de l’intérieur assume ses consignes d’indulgence à l’égard des agriculteurs. Une position qui détonne au regard de la répression des luttes sociales ou écologistes et des quartiers populaires. Mais qui s’explique par la proximité des élections européennes.
Le 6 décembre 2023, une conférence pour la paix au Proche-Orient organisée par plusieurs organisations avait été annulée par la mairie de Paris. Dans un texte publié par Mediapart, la philosophe Judith Butler, qui n’a pu prendre la parole ce soir-là, revient sur cet épisode.
Le tribunal de police de Paris a relaxé le policier qui avait qualifié une plaignante de « grosse pute » dans un message qu’elle n’était pas censée entendre. Dans cette affaire embarrassante, ni la justice ni la police n’ont apporté de réponse à la hauteur.