À l’heure où certains rêvent d’échanges commerciaux vertueux, écologiques et protecteurs, il faut rappeler comment les accords de libre-échange portent en eux la spécialisation des économies, l’affaiblissement de la productivité et, pour finir, la baisse des salaires réels.
Déplorant la composition de la liste socialiste aux européennes, adoptée jeudi 8 février, le député Philippe Brun a démissionné de la direction du Parti socialiste. Un symptôme des inquiétudes qui traversent certains de ses membres sur les capacités du parti à se renouveler.
Après trois semaines d’attente, l’Élysée a annoncé la composition totale du gouvernement de Gabriel Attal. En grande difficulté, Amélie Oudéa-Castéra est exfiltrée de l’Éducation nationale, mais conserve son portefeuille des sports. Pour le reste, le remaniement raconte surtout la difficulté du pouvoir à attirer des figures nouvelles.
La baisse de revenus réels et les contraintes qui pèsent sur la consommation ont plongé les salariés-consommateurs dans des difficultés que les chiffres globaux de l’inflation et de la croissance ne peuvent traduire correctement.
Si prompt à s’attaquer à la hausse des prix dans les supermarchés ou dans les stations-service, le gouvernement n’a, en revanche, rien fait pour juguler l’inflation à l’œuvre depuis quarante ans dans le secteur du logement, première source de dépenses des ménages. Un non-sens économique.
Les États-Unis et leurs alliés, dont la France, qui ont laissé Israël massacrer depuis quatre mois la population de Gaza, s’associent aujourd’hui pour cesser de financer la plus grande organisation humanitaire de l’enclave. Ses programmes pourraient s’arrêter à la fin du mois.
Malgré la décision de la Cour internationale de justice appelant Israël à tout mettre en œuvre pour prévenir tout acte de génocide, rien ne vient freiner l’hécatombe palestinienne. Suscitant des questions sur le pouvoir des juridictions et des institutions intergouvernementales.
Le ministre de l’agriculture Marc Fesneau appelle à sa « simplification » mais le problème est systémique. Depuis 1992, la PAC a pris un tournant néolibéral jamais démenti depuis. L’Europe a détruit toutes les mesures de protection pour y substituer des aides uniques et indifférenciées qui favorisent productivisme et accumulation capitalistique.
L’armée israélienne ne s’en cache pas : des armes nouvelles ainsi que des algorithmes sont utilisés pour la première fois dans la bande de Gaza. La guerre contre le Hamas est également une vitrine du savoir-faire israélien en la matière.
Le gouvernement a beau taper du poing sur la table pour choyer le pouvoir d’achat des agriculteurs, ses mesures sont contournées par la grande distribution et par les industriels de l’agroalimentaire. Et ce malgré les trois lois Egalim censées garantir un meilleur équilibre des relations commerciales.