Annoncé depuis près de trente ans comme imminent, l’accès de Téhéran à l’arme nucléaire est-il un « péril existentiel » pour Israël ? Ou un stratagème pour éclipser le conflit avec la Palestine, en plus d’une ruse destinée à faire oublier les poursuites de la justice contre le premier ministre ?
Et si Nicolas Sarkozy avait bel et bien rédigé « Le Temps des combats », ses Mémoires d’outre-présidence. Et si ce texte dégorgeait, tel un escargot littéraire, d’une culture, immense, accumulée en soixante-huit ans et demi d’existence. Faisons un rêve.
Le mur qui serpente au cœur de la Cisjordanie devait officiellement protéger Israël des terroristes palestiniens. Il a surtout permis aux premiers ministres qui ont succédé à Yitzhak Rabin d’en finir avec la possibilité d’une paix négociée, fondée sur la création, à côté d’Israël, d’un État palestinien.
Dans ce roman qu’elle présente comme la transcription du journal enregistré un an durant par une vieille dame au soir de sa vie, dans l’Hôtel Paradis, Lidia Jorge fait naître avec sa langue unique un personnage féminin rare. Qui en livrant sa parole regagne son intimité.
Accusé par certains d’avoir signé un accord beaucoup trop avantageux pour Israël, Yasser Arafat, président de l’Autorité palestinienne, estimait que les fanatiques juifs et musulmans étaient les ennemis mortels du processus de paix. L’assassinat de Rabin lui a donné raison.
Comment la cité Lesage-Bullourde a été photographiée, entre 1949 et 1954, par Marilyn Stafford. Et comment le lieu parisien, aujourd’hui détruit, fut tiré de l’oubli en même temps que l’autrice de telles prises de vue, redécouverte une fois nonagénaire.
Les habitants démunis de la cité Lesage-Bullourde étaient méprisés par une gauche méfiante envers un lumpenprolétariat sans conscience. Mais à cette blessure symbolique s’est ajoutée la prédation sexuelle de Sébastien Faure, apôtre fourvoyé de l’anarchie.
Le parquet avait requis une interdiction de séjour de deux ans à Angers contre des anciens de l’Alvarium, un groupuscule d’extrême droite dissous, pour des violences commises en marge des manifestations pour Nahel. Trois des quatre prévenus ont été relaxés.
Sous les fenêtres de Mediapart, l’histoire méconnue d’un îlot insalubre ayant perduré jusqu’à l’orée des années 1960 : la cité Lesage-Bullourde. En 1958, un étudiant de 24 ans, Jean-François Théry, lui avait consacré sa thèse de Sciences Po. Il s’en souvient.
Écrivain grec installé à Londres, Nikitas M. Papakostas a écrit un troublant petit chef-d’œuvre : « Bonne nuit mes doudous ». Un triptyque ayant pour cadre un village imaginaire, étranger à la modernité, d’une âpreté magique et à l’atmosphère proche de Giono.