Diffusée pendant le procès, une archive vidéo d’un déplacement de Nicolas Sarkozy en Libye en juillet 2007 est venue mettre à mal la version de l’ancien président français sur ses rapports avec le directeur de cabinet de Kadhafi, également poursuivi.
Du cash non déclaré a bien circulé pendant la campagne présidentielle de 2007. Son trésorier a expliqué à la barre du procès des financements libyens que l’argent liquide provenait de dons envoyés anonymement par la poste ou déposés furtivement au siège de campagne.
Huit membres d’une cellule terroriste néonazie projetaient un attentat contre une loge maçonnique. Trois sont d’anciens militants du Rassemblement national. Le Parquet national antiterroriste vient de requérir à l’encontre de ces derniers des peines de quatre et cinq ans de prison.
Des écrits posthumes qui contredisent son argument de défense principal depuis le début du procès. Des écoutes téléphoniques qui prouvent ses manœuvres pendant l’enquête. Nicolas Sarkozy a été sous le feu des questions, lundi, au tribunal de Paris.
Cette semaine, trois événements importants : l’exfiltration rocambolesque par la France du bras droit de Kadhafi au lendemain de révélations de Mediapart en 2012 ; le naufrage à la barre de Thierry Gaubert, l’homme caché du système Sarkozy ; et une petite phrase de Claude Guéant qui contredit la thèse principale de l’ancien président.
Questionné sur l’argent libyen qu’il a reçu en 2006, Thierry Gaubert, ancien conseiller de Sarkozy, a prétendu, sans en fournir la preuve, l’avoir transmis en Colombie. Une énième version mise à mal.
Comme le démontre la polémique récente dont a été l’objet l’humoriste Merwane Benlazar, dès que les personnalités noires ou arabes émergent dans l’espace public, elles sont soumises à des critiques racistes virulentes qui visent à les discréditer pour mieux les faire disparaître.
L’ancien président a paru en difficulté, mercredi, dans deux volets importants du dossier : le nucléaire que la France a voulu vendre en 2007 à la dictature libyenne et l’exfiltration en 2012 du bras droit de Kadhafi, Bachir Saleh, alors qu’il était recherché par Interpol.
Interrogé lundi, Alexandre Djouhri a présenté des explications ubuesques de l’exfiltration de Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, vers le Niger, en 2012, et contesté l’attentat subi par le Libyen en 2018.
Richard Wagner lance un dernier avertissement avant effondrement total, par-delà les 156 ans qui nous séparent de la création de « L’Or du Rhin ». Sous couvert de légende germanique, voici comment l’accumulation du capital ne cessera de broyer son monde.