Le procès des financements libyens est entré dans une nouvelle phase. Le tribunal se penche désormais sur les soupçons de corruption de Claude Guéant par l’intermédiaire Alexandre Djouhri. Deux hommes que tout oppose. En théorie…
Les auditions des parties civiles ont débuté, jeudi 6 mars, au procès de l’ancien chirurgien, qui a avoué trois viols qu’il contestait jusque-là. Quatre femmes, mineures au moment des faits, avec des souvenirs ou non, ont exposé leurs traumatismes.
Au procès des geôliers de l’État islamique, Peter Cherif et Tyler Vilus ont été entendus comme simples témoins. Qu’ils ne desserrent pas les dents ou parlent pour ne rien dire, les terroristes renvoient toujours la même violence.
Après le virement de 500 000 euros, la montre Patek Philippe à 11 300 euros offerte par Alexandre Djouhri, Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Élysée, s’est ensablé une nouvelle fois au procès des financements libyens. Et son « ami » intermédiaire aussi.
Alexandre Djouhri a nié ses démarches pour effacer l’ardoise fiscale du Libyen Bachir Saleh. Mais l’utilisation des comptes des richissimes cousins saoudiens pour blanchir l’argent de l’intermédiaire a été démontrée lors de l’audition d’un ancien banquier suisse.
Des membres de la famille de Salim Benghalem sont venus raconter leur honte, leurs aveuglements et leur douleur face aux agissements de leur enfant, de leur frère. Des témoignages d’une force rare qui ont suscité la compassion des victimes du tortionnaire.
Mardi 4 mars, l’interrogatoire de l’ancien chirurgien devant la cour criminelle du Morbihan a été largement consacré aux scènes de viol qu’il rapportait dans ses « journaux intimes ». Une interminable liste de ses perversions a été dressée.
La cour criminelle du Morbihan a entamé lundi 3 mars l’interrogatoire de l’ancien chirurgien, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur près de 300 patients. Le pédocriminel a promis qu’il en avait « fini avec le mensonge ». Sans convaincre pour l’instant.
L’agent de corruption présumé a été interrogé, lundi 3 mars, sur son implication dans un système financier opaque lié à la vente d’une villa dans le sud de la France à un fonds souverain dirigé par le bras droit de Kadhafi. Il a tout nié, malgré les documents accumulés.
Se décrivant comme un combattant de la liberté, Mehdi Nemmouche affirme ne pas être dérangé d’être qualifié de terroriste mais refuse d’expliquer ses crimes, prétendument commis au nom de son idéologie. Une constante chez les djihadistes.