Le coup d’État à Niamey, au Niger, a suscité des réactions antagonistes de la France et des États-Unis, et enclenché une nouvelle ère. Réévaluant la compétence française sur le continent, Washington signifie désormais à Paris que l’ère de l’interventionnisme « libéral » est terminée.
Alors que la Cour suprême s’apprête à statuer sur les pétitions hostiles à la réforme autoritaire voulue par le gouvernement, la situation de Nétanyahou est de plus en plus intenable. Des officiers et directeurs de services de sécurité dénoncent « les racistes fascistes aujourd’hui au pouvoir ».
Alors que sept militants d’ultradroite comparaissaient pour un projet de ratonnade à l’issue du match de football France-Maroc en décembre 2022, le tribunal correctionnel a prononcé la nullité « de toute la procédure ».
Détruit par une explosion début juin, le barrage a laissé s’écouler l’eau stockée dans son gigantesque réservoir artificiel, l’un des plus grands d’Europe. Premier bilan environnemental, économique et militaire d’une catastrophe qui continue de produire ses effets.
La prose d’Anni Kytömäki sur la famille Stenfors, prise dans le tourbillon de l’histoire voilà un siècle en Finlande, donne à éprouver physiquement la texture des pas lors de la traversée d’une tourbière. Écriture simple et précise, lyrique et hypnotique.
Pour sauver son pouvoir, fondé sur le mensonge, le racisme, le mépris du droit, la violence, la corruption, Nétanyahou s’est allié aux religieux et aux colons les plus fanatiques. Ruinant les derniers espoirs d’un dialogue avec les Palestiniens.
Les militaires israéliens qui manifestent avec la société civile contre les projets antidémocratiques du premier ministre ne semblent pas avoir mesuré que la démocratie n’est pas compatible avec l’occupation qu’ils incarnent. Et que les religieux nationalistes sont déjà et depuis longtemps omniprésents dans l’armée.
Comment échapper, même des années plus tard, à l’empire de la violence exercée par un beau-père abuseur ? Dans un livre annoncé comme l’un des événements de la rentrée littéraire, l’autrice trace le plus beau des chemins de sortie : au pouvoir absolu que prétend exercer le violeur, il oppose la force d’une pensée contradictoire, l’intelligence de la discordance.
À rebours du Parnasse ou du storytelling, existe une littérature foncièrement politique : amalgamée au réel, recrue de contraintes économiques, lucide sur les rapports de force, elle a valeur d’élucidation et d’affranchissement, selon l’essayiste Justine Huppe.
Yves Pagès propose une généalogie de cette pièce centrale de la révolution industrielle, à la fois catalyseur d’aliénations et allégorie des croyances aveugles dans le progressisme.