Enquetes

  • Dexia: (3/5) Une banque si politique

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    D'emblée, il avait convenu que le Crédit local de France aurait un statut à part dans Dexia. Principale activité de la banque, celle-ci a continué à se développer en toute liberté. Personne pour contrôler ses projets, s'inquièter de ses engagements dans FSA, sa filiale américaine de rehaussement de crédit: son conseil est dominé par les élus. Ils font une confiance aveugle aux responsables du Crédit local. Il est devenu leur conseil. Récit de ces liens étroits entre une banque et le monde politique local.
  • Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (2/5). Tout en haut de l'affiche...

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    A peine privatisé, le Crédit local de France rêve déjà à d'autres horizons. En 1996, il s'allie avec le Crédit communal de Belgique pour créer Dexia. «C'est la première fusion bancaire», se félicitent les dirigeants. Mais l'entente entre Français et Belges sera de très courte durée. Chaque camp poursuit des buts très différents. Des baronnies se constituent. La banque dépense des fortunes pour étendre son empire et joue avec son bilan pour augmenter ses profits. La crise la prend à revers. Deuxième épisode de notre grande enquête.
  • Dexia : enquête sur une faillite d'Etat

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    Une banque en faillite, les gouvernements belge et français devant apporter en catastrophe 6,5 milliards d'euros, suivis d'une garantie de 150 milliards d'euros sur les crédits. Pour beaucoup, l'affaire Dexia est résolue. Dans les faits, rien n'est réglé. La banque franco-belge, au cœur du pouvoir local en Belgique aussi bien qu'en France, lutte toujours pour sa survie. Mais comment cette banque, présente sur des métiers bancaires censés être parmi les plus sûrs, le financement des collectivités locales et la banque de détail, a-t-elle pu être conduite à un tel désastre ? Retour en cinq volets sur l'histoire d'une faillite d'Etat, fruit d'une privatisation à la hussarde.

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  • Dexia, enquête sur une faillite d'Etat (1/5). Hold-up à la Caisse des dépôts

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    A l'origine de Dexia, il y a la CAECL, un service de la Caisse des dépôts qui a la haute main sur le financement de toutes les collectivités locales. Nommé à sa tête en 1983, Pierre Richard, ancien responsable des villes sous Giscard mais aussi des premières lois sur la décentralisation de la gauche, va mener une bataille d'enfer pour arracher cette structure à la Caisse. Avec le soutien de Balladur et de l'UDF, il finira par l'emporter: la CAECL devient le Crédit local de France, privatisé. «Un vrai hold-up», se souviennent encore les témoins de l'époque.
  • La réforme du lycée de Xavier Darcos menace l’enseignement de l'économie

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    Les profs de SES dans la rue © Mediapart
    La colère des profs de sciences économiques et sociales enfle. Ils étaient 1.500 à manifester, le 3 décembre, dans les rues de Paris, contre le projet de réforme de la seconde. Alors que le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, doit rendre ses derniers arbitrages d'ici au 15 décembre, la liste des inquiétudes pesant sur les «SES» ne cesse de s'allonger. La discipline pourrait voir ses effectifs s'effondrer. Elle pourrait même disparaître, au profit d'un apprentissage plus lisse de l'économie de marché, conformément aux vœux du patronat français... Enquête.
  • Plaintes, menaces: l'enquête qui affole Omar Bongo et d'autres dirigeants africains

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    Mediapart a récupéré plusieurs documents et recueilli des témoignages attestant la réalité des menaces exercées contre des avocats, des militants associatifs et des citoyens africains qui tentent, depuis deux ans, de faire prospérer devant la justice parisienne des plaintes pour «recel de détournement de fonds publics». Par exemple, cet avertissement téléphonique:

    Ces plaintes visent trois chefs d'Etat africains et leur entourage. Il s'agit d'Omar Bongo (Gabon, ci-contre), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale). Ceux-ci sont accusés d'avoir acquis illégalement un faramineux patrimoine en France. Une nouvelle plainte vient d'être déposée.

  • L'après canal Saint-Martin: quand Thierry, Virginie, Francky et Jonathan témoignent

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    En décembre 2006, alors qu'ils étaient SDF, ils ont rejoint le mouvement des Enfants de Don Quichotte et le canal Saint-Martin (Paris, Xe) dans l'espoir de sortir de la rue. Au bout de quelques mois, ils ont levé le camp en pensant qu'ils allaient enfin entamer une nouvelle vie... Deux ans plus tard, Thierry, Virginie, Jonathan et Francky racontent ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils sont devenus.

  • Hébergement: les mensonges du gouvernement

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    François Fillon a donné un mot d'ordre hier: zéro refus d'hébergement pour le réveillon de la Saint-Sylvestre. Une façon d'avouer qu'en temps normal, ces refus sont nombreux, contrairement à ce qu'essaie de faire croire Christine Boutin. Un document qu'elle avait commandé, qu'elle s'est bien gardée de diffuser, mais publié par Mediapart démontre cette mauvaise foi de la ministre: en temps normal, la moitié des demandes d'hébergement ne sont pas satisfaites, et ces refus s'expliquent dans 73% des cas par le manque de places disponibles.

  • ArcelorMittal: quand Sarkozy promet, l'emploi trinque

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    En avril, Nicolas Sarkozy promettait des investissements aux syndicalistes de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange (Moselle), dont 600 salariés allaient être licenciés. Dix mois plus tard, rien n'a été lancé. Mieux: selon les informations recueillies par Mediapart, les deux centrales électriques promises par l'électricien Poweo ne seront pas construites. Une mauvaise nouvelle de plus après l'annonce par ArcelorMittal de la suppression de 1.400 emplois en France début 2009. Le cas ArcelorMittal illustre la stratégie médiatique du président de la République en cas de crise: un, jouer les sauveurs au plus fort de la crise; deux, laisser le soufflé retomber – en silence. Lire aussi:

  • Au-delà des attentats de Bombay. La rébellion sociale des naxalites

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    Derrière les «success stories» des informaticiens de Bangalore ou des familles Mittal ou Tata, l'Inde demeure un pays horriblement pauvre, inégalitaire et fracturé. Selon les dirigeants du pays, la plus grande menace n'est pas le terrorisme islamique, mais la rébellion maoïste des naxalites, de plus en plus populaire auprès de ceux que l'Inde moderne laisse sur le bas-côté. Diaporama de Jean-Marc Giboux (cliquez sur l'image). Lire aussi notre entretien avec