La « remise à plat » du système fiscal promise par Jean-Marc Ayrault a peu de chances d'être le signe d'une réorientation à gauche de la politique économique. À preuve, deux postes clefs de Bercy vont être offerts à des « technos » proches des milieux d'affaires. En outre, la politique d'austérité, qui devait être passagère, se prolongera jusqu'à la fin du quinquennat.
En se cachant derrière la débâcle de Dexia et des emprunts toxiques, le gouvernement vient de faire un formidable cadeau aux banques. Au mépris du principe de rétroactivité, il les amnistie de toutes leurs erreurs sur les prêts.
Le nouveau choc fiscal est celui de la hausse de la TVA, le 1er janvier prochain. Toutes les études disponibles attestent que la taxe pèse deux fois plus sur les plus modestes que sur les plus riches.
L’insulte raciste visant la ministre de la justice Christiane Taubira, à la Une de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, n’est qu’un épisode de plus du racisme qui monte et qui s'assume en France. La seule perdante, c’est la République. Alors marchons, marchons le 3 décembre 2013, pour l’égalité et contre le racisme.
L’extrême droite, cette déraison de la politique dans la passion xénophobe et autoritaire, n’est jamais une fatalité. Son ascension est le produit des renoncements démocratiques et sociaux de la droite et de la gauche : quand la première s’extrémise et la seconde se droitise. Retour sur une polémique récente à propos de Manuel Valls.
Un spectre hanterait de nouveau l'Europe, celui de la déflation. Pas de panique, rien à craindre…, sauf pour les banquiers et les États banqueroutiers. Analyse en forme de parti pris.
En commémorant la prétendue «Grande » guerre, François Hollande a perdu l'occasion non pas de se taire – ce qu'il ne cesse de faire en articulant ! –, mais de parler, enfin haut et fort. Pour fustiger ce carnage industriel au lieu de l'exalter, en petit notable conformiste de la République… Parti pris et vidéo.
La République s'est construite sur un fondement majeur: le consentement à l'impôt. Il est aujourd'hui menacé par la politique fiscale injuste et incohérente conduite par François Hollande. C'est dire la gravité des événements qui, partis de Bretagne, secouent le pays.
Depuis quelques mois, la grogne et même l'exaspération prennent de l'ampleur dans les rangs des élus socialistes. Il n'y a pas encore de ténor, à la manière d'un Marceau Pivert en 1937, qui menace de claquer la porte mais une interpellation se fait de plus en plus forte : pour conjurer la catastrophe qui vient, il faut un sursaut.
Pourquoi s'intéresser au retour de José Socrates, le fourrier de la « troïka », sur la scène politique portugaise ? Parce que personnalités et motivations étant assez voisines, il donne une idée de ce que pourrait être un « retour » de Nicolas Sarkozy en France. Pour jouer à se faire peur.