Reportages sur le « nouveau FN » et sa « dédiabolisation», interviews de « Marine », éditos consacrés à la « vague bleu marine » d'élections municipales qui n'ont pas encore eu lieu. L'université d'été du FN, ce week-end à Marseille, a montré une fois de plus combien les médias étaient prêts à plonger dans le storytelling du parti.
Selon l'Insee, les niveaux de vie des Français les moins favorisés sont en baisse depuis au moins trois ans et l'on décompte désormais plus de 8,7 millions de pauvres. Si ce bilan porte sur l'année 2011, et dresse ainsi un bilan du sarkozysme, tout indique que ces inégalités se sont encore creusées sous l'effet de la politique du gouvernement Ayrault.
Le ministre des finances cherche à amplifier la vaste politique de transferts de charges au détriment des ménages et à l'avantage des entreprises. Prochaines victimes de cette politique fiscale injuste : les familles qui ont des enfants lycéens ou étudiants.
Quelle que soit l’issue de la question syrienne, elle restera comme un tournant du quinquennat de François Hollande dont il faut prendre acte. Ce président à la première personne qui entendait décider seul de la guerre, de façon précipitée et simpliste, tourne le dos aux deux défis que recouvrait son élection après l’alerte du sarkozysme : une refondation démocratique de notre République, une nouvelle relation au monde.
Invité de l'université d'été du Medef, le ministre des finances, Pierre Moscovici, a multiplié les cadeaux aux chefs d'entreprise et s'est même montré flagorneur. Même un Pierre Bérégovoy n'en faisait pas tant. À croire que le patron de Bercy craint pour son avenir et se cherche, avec zèle, d'improbables alliés.
La réforme des retraites présentée mardi par le premier ministre prolonge et accentue une politique économique et sociale qui fait la part belle aux entreprises et surtout à leurs actionnaires, et qui ne se soucie guère du monde du travail. Elle va aussi creuser un peu plus l'inégalité du système fiscal français. Parti pris.
États-Unis, France et Royaume-Uni vont intervenir militairement en Syrie. La campagne de frappes aériennes annoncée apparaît comme une fuite en avant, sans base légale, tout à la fois opération de camouflage des erreurs passées, gestion opportuniste des opinions, déclencheur possible d'un cataclysme régional alors que des alternatives existent. Parti pris.
La fameuse « liste » de personnalités françaises détentrices de comptes suisses n'existerait pas, selon des propos prêtés à l'avocat du financier Pierre-Condamin Gerbier, Me Edmond de Braun. La vérité pourrait prêter à sourire si le principal intéressé, témoin clé de l’affaire Cahuzac, n'était pas en prison. Car de « liste », Pierre Condamin-Gerbier n’a en vérité jamais parlé ! « Personne n’en sait rien », convient désormais son avocat.
« Il y a un problème de l’islam en France », a déclaré sur France Inter Alain Finkielkraut, en regrettant « que l’on abandonne ce souci de civilisation au Front national ». À cette banalisation d’un discours semblable à celui qui, avant la catastrophe européenne, affirmait l’existence d’un “problème juif” en France, nous avions répondu par avance, le 18 août 2013, en prenant le parti de nos compatriotes d’origine, de culture et de religion musulmanes.
Poker menteur diplomatique, la fâcherie américano-russe dans l’affaire Edward Snowden masque l’essentiel qui nous concerne tous : l’extension et la banalisation sous les apparences démocratiques d’un État d’exception dont le Patriot Act américain est le symbole. La bataille pour le faire reculer se joue ici même, sur Internet.