Les socialistes français accablent Angela Merkel en la faisant passer pour la « chancelière de l'austérité ». Mais François Hollande fait lui-même du zèle en matière d'austérité et conduit une politique néolibérale qui conduit au désastre. Parti pris en faveur d'une nouvelle politique plus conforme aux attentes du 6-Mai.
La Commission nationale consultative des droits de l’homme demande à la ministre de la justice d’autoriser les journalistes à entrer dans les centres de rétention administrative où sont enfermés les étrangers en instance de reconduite à la frontière. Aujourd'hui, l'interdiction est la règle.
L'existence d'un “mur des cons” dans le local du Syndicat de la magistrature est montée en épingle par l'UMP et la droite judiciaire. Une tempête dans un verre d'eau. Même si Christiane Taubira s'est sentie obligée de saisir le CSM.
Les unes du Nouvel Observateur et du Point nous rattachent aux années 1930 ou à 1789. Voilà une instrumentalisation simpliste de l'histoire pour appâter le client. Clio ne saurait se résumer à un clou auquel on accroche ses idées reçues. Comparer ce n'est pas plaquer, mais créer des passerelles judicieuses...
Même si c'est de manière confuse ou byzantine, la politique économique du gouvernement est de plus en plus contestée à gauche et jusqu'au sein même du gouvernement.
Une fois encore, un pays mis à genoux par ses banques. Chypre n'est que la caricature d'une situation généralisée, dont on ne sortira qu'en faisant des banques « des entreprises comme les autres », faillibles et mortelles. Cela s'appelle « la libre entreprise bancaire », théorisée par Ludwig von Mises. Analyse.
M. Cahuzac reconnaît devant les juges les faits révélés par Mediapart. En mentant hier à la représentation nationale, il a fait sombrer davantage la Ve République dans la régression démocratique. Leçons d'un parjure.
Loin de jouer les Roosevelt, François Hollande a joué les petits Père Queuille en déroulant un chapelet de mesurettes économiques. À croire qu'il n'a pas compris que l'Europe et la France traversent une crise économique aussi grave que celle de 1929, sinon plus.
L'État a cédé 3,12 % du capital du groupe Safran. S'il s'agit d'une mini-privatisation, c'est la première du quinquennat Hollande et elle a valeur d'aveu. Surtout, elle vient confirmer que l'État a besoin de vendre des « bijoux de famille » pour faire fonctionner la Banque publique d'investissement.
Georges Kiejman s'en prend au juge Gentil, à propos de cette affaire Bettencourt dans laquelle il trempa plus que de raison. L'avocat, qui vole au secours de Nicolas Sarkozy, apparaît tel le vice passant pour vertu. Il excipe d'une morale qu'il n'incarne guère, pour allumer de fâcheux contre-feux.