La commission européenne n'a que mollement réagi à la liquidation brutale de l'audiovisuel public grec, alors que la défense de ce service public est inscrite dans les traités européens. C'est une abdication honteuse de Bruxelles qui n'a de cesse, depuis 2008, d'imposer des politiques qui détruisent les droits sociaux et politiques des citoyens européens.
La mise en examen de Pierre Estoup pour « escroquerie en bande organisée » constitue un véritable tournant dans la longue histoire de l'affaire Tapie. Mais il faut garder à l'esprit qu'il s'en est fallu d'un rien que cet immense scandale ne soit étouffé. Récit.
Alors que l’Europe s’enfonce dans la récession, les recommandations de la commission européenne étaient très attendues. Mais Bruxelles ne change pas d’un iota : la doxa libérale est toujours de mise. Si sa politique d’austérité échoue, ce n’est pas les principes qui sont mauvais, mais leur mise en application. Bienvenue dans le monde orwellien de la commission.
Pierre Moscovici renonce à toute loi sur les rémunérations patronales et préfère s’en remettre à la sagesse de l’auto-régulation. Le gouvernement enterre ainsi ses dernières velléités de réformer les pratiques patronales. Parti pris.
Comme l'avait révélé Mediapart, la patronne du FMI, Christine Lagarde, est convoquée jeudi par la Cour de justice de la République. Elle pourrait être mise en examen pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de fonds publics », dans le cadre du scandale Tapie. C'est l'épilogue prévisible d'une longue histoire au cours de laquelle la loi mais aussi la démocratie ont été constamment mises en échec.
Selon les dernières statistiques de l'Insee, la France est entrée en récession. Dépressif, l'environnement européen pèse sur la conjoncture de notre pays. Mais la politique d'austérité budgétaire et salariale voulue par Hollande a aggravé la chute d'activité au lieu de la conjurer. Roosevelt, au secours !
Sous l’effet de souffle de l’affaire Cahuzac, la Cinquième République vacille. Tandis que François Hollande s’enferme et s’isole dans un présidentialisme archaïque, toujours fatal à la gauche, la droite accentue sa dérive extrémiste, appelant à « un nouveau 1958 », autrement dit à un coup d’État. Au peuple d’avoir l’audace qui manque à ses gouvernants : imposer la nécessaire refondation démocratique de la République.
D'un côté, une « loi Florange » qui est dévoilée quand les hauts-fourneaux sont fermés, le refus de l'amnistie sociale ou encore la mise en œuvre d'une réforme très contestée du marché du travail ; de l'autre, une pluie de cadeaux pour les milieux d'affaires : François Hollande célèbre d'une étrange façon le 1er Mai et, bientôt, le premier anniversaire de son accession à l'Élysée.
Le débat sur « l'austérité » budgétaire, notamment en France où elle n'a pas commencé, est d'abord un refus idéologique de voir l'éléphant qui est dans la pièce : le poids de l'État dont la « providence » est inégalement répartie, et de la classe sociale qui en dépend. Parlons donc de l'éléphant version portugaise.