Partis pris

  • La laïcité est-elle soluble dans le sarkozysme?

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    Deux jours de suite, jeudi 21 août et vendredi 22, l'actualité politique française a tourné autour de deux lieux de culte, l'église Saint-Louis des Invalides pour l'hommage aux dix soldats tués, et le temple Lerab Ling dans l'Hérault, consacré par le dalaï-lama à l'occasion de sa visite pastorale en France comme le plus vaste lieu spirituel du bouddhisme en Europe.
  • Social : les mauvaises nouvelles ne prennent pas de vacances

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    Les ministres sont en vacances. Le PS occupé à préparer son congrès. Sur les routes, Bison Futé voit rouge, forcément. Mais les mauvaises nouvelles économiques, elles ne prennent pas de congés. Le chômage augmente. La croissance est quasiment nulle. Le moral des Français est au plus bas, et la moitié d'entre eux ne partira pas cet été. Sur ce, Nicolas Sarkozy veut faire rentrer les députés plus tôt, dès le 22 septembre. Car il faut poursuivre le rythme des réformes, martèle le gouvernement. Et continuer, surtout, à occuper le terrain médiatique.
  • Ce que révèle la victoire judiciaire de Bernard Tapie

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    Comme c'était prévisible, le Consortium de réalisation (CDR) a annoncé lundi soir qu'il ne déposerait pas de recours contre la sentence arbitrale qui a alloué près de 395 millions d'euros à Bernard Tapie. Grâce à un formidable coup de pouce de l'Elysée, l'ex-homme d'affaires sort donc vainqueur de sa confrontation judiciaire avec le Crédit lyonnais, vieille de treize ans.

    Lire aussi notre dossier avec notamment l'interview d'Eva Joly: «Un pouvoir présidentiel sans contrôle»et les blogs de Jean Peyrelevade, ancien patron du Lyonnais et celui de l'avocat de Tapie.

  • Affaire Tapie : sept questions autour d'un scandale d'Etat

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    C'est donc ce lundi 28 juillet que le gouvernement doit annoncer s'il a ou non l'intention d'introduire un recours contre la sentence du tribunal arbitral qui, le 7 juillet dernier, a alloué 395 millions d'euros à Bernard Tapie en dédommagement dans l'affaire Adidas. Après trois semaines de turbulences, Mediapart fait le point sur l'affaire, ce qu'elle a révélé et sur les zones d'ombres qui restent. "Parti pris", en sept questions.
  • L'Angola, la justice et la raison d'Etat

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    Au mépris des conclusions du parquet de Paris et de l'ex-juge d'instruction Philippe Courroye, le ministre de la défense Hervé Morin vient, pour satisfaire le régime angolais, de voler au secours de l'homme d'affaires qui est au centre de l'enquête sur les ventes d'armes vers l'Angola : Pierre Falcone. Décryptage d'une affaire judiciaire aujourd'hui menacée par la raison d'Etat.
  • Constitution : Notre "non" malgré leur "oui"

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    Avec une seule voix d'avance, les parlementaires réunis en Congrès ont adopté lundi 21 juillet en fin de journée la réforme des institutions. 539 voix se sont prononcées pour (dont celle du socialiste Jack Lang), il en fallait 538. 357 congressistes ont voté contre et douze se sont abstenus. Le récit de cette journée, les arguments défendus à la tribune et les commentaires audio à chaud des députés et les réactions au vote de Jack Lang, c'est ici. Et les manœuvres développées depuis un an par Nicolas Sarkozy, c'est . A lire aussi sur Mediapart, en accès libre: le parti pris d'Edwy Plenel qui, alors que les deux principaux quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, Le Monde et Libération, ont pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, fustige le pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir.

  • Dire non à ce coup d'Etat permanent

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    S'il fallait une nouvelle preuve de la nécessité de Mediapart, la révision constitutionnelle soumise au vote du Congrès, ce lundi 21 juillet en fin de journée, est en train de l'apporter. Les deux seuls quotidiens nationaux classés à gauche et au centre, au centre de la gauche ou à la gauche du centre, Le Monde et Libération, ont en effet pris une position favorable à la réforme sarkozyste dans leurs éditoriaux respectifs, jugeant non constructive l'opposition du PS et du Modem. En décalage avec la diversité réelle de l'opinion, cette uniformisation médiatique illustre l'enjeu du choix capital qui est aujourd'hui entre les mains des parlementaires: faire un pas de plus vers une hyperprésidence omnipotente et omniprésente, sans véritable contre-pouvoir, continuer à construire le pouvoir monocratique d'un seul qui, pendant cinq ans, ne rendra vraiment de comptes qu'à lui-même, ou bien, dans un sursaut démocratique, dire non à cette corruption de l'esprit public que, dans sa dérive vieillissante, ne cesse de diffuser le présidentialisme français. Appuyé sur le constat argumenté que cette réforme, loin d'équilibrer le pouvoir présidentiel, va l'accentuer, notre choix est aussi un parti pris de cohérence, tant cette concentration du pouvoir est par essence l'adversaire de la liberté de la presse. Lire aussi Constitution : comment, depuis un an, Sarkozy manœuvre et une sélection de nos archives sur le sujet.

  • Nicolas Sarkozy a encore marché sur la Une !

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    Depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy (Cécilia ou Carla comprises) a tenu quinze fois la couverture de Paris Match. Cette semaine encore, l'hebdomadaire fait sa Une avec le couple présidentiel avec pas moins de 28 pages. Mais c'est tout au fond de la page 103, qu'un sondage Ifop Paris Match note que Nicolas Sarkozy est le plus impopulaire des hommes politiques français.
  • L'affaire Bernard Tapie: un triple scandale d'Etat

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    A l'issue de la procédure arbitrale, qui est survenue la semaine passée, Bernard Tapie devrait récupérer près de 100 millions d'euros sur les 395 millions que l'Etat devra débourser. Cette décision est triplement choquante. Sur le plan du droit, parce que l'Etat a eu recours à une procédure hors norme. Sur le plan financier, parce que les contribuables vont financer ce cadeau injustifié. Sur le plan politique, parce que Nicolas Sarkozy cherche à remettre en selle, à son profit, l'ancien ministre de François Mitterrand, sans doute dans la perspective de l'élection européenne.

  • Quand Nicolas le Petit taille en pièces le droit social

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    Dans l'exercice du pouvoir, Nicolas Sarkozy perpétue en de nombreux domaines cette tradition si française, la tradition néo-bonapartiste, celle de la monarchie républicaine. Depuis un an, toutes les preuves en sont méthodiquement administrées. Sauf en un domaine majeur : le social. A la différence de celui qu'on appelait Napoléon le Petit, et qui avait fait promulguer de grandes lois sociales, Nicolas le Petit promeut de grandes réformes... anti-sociales. Parti pris.