Le ministre du redressement productif a mené un combat utile contre la direction d'ArcelorMittal qui, selon ses propres mots, « n'a jamais tenu ses engagements ». Alors maintenant qu'il a été désavoué par l'Élysée et Matignon et qu'un marché de dupes a été conclu avec Mittal, la cohérence aurait été d'en tirer les conséquences. Parti pris.
Eurogroupe mardi, conseil européen vendredi : deux réunions décisives pour l'avenir de l'Europe viennent de se terminer sur un constat d'échec. L'Union donne l'image d'une machine qui se serait enlisée, au pire des moments, en pleine crise. Parti pris.
L'épiscopat français prétend dire ce qui est juste et bon à propos du mariage homosexuel, mais sa rigidité normative tranche avec la tolérance complice du christianisme originel. Quand Jésus avait vingt et un siècles d'avance sur André Vingt-Trois...
Les pays en développement aux régimes politiques corrompus n'ont pas le monopole des “éléphants blancs”, ces grands travaux dispendieux, mal conçus, pour lesquels l'invocation de l'intérêt général dissimule mal des appétits particuliers. De Narita à Notre-Dame-des-Landes, chronique de l'obstination politico-bureaucratique.
Exclu en 2005 de l'université américaine de Yale pour faute financière, l'économiste Florencio Lopez-de-Silanes poursuit depuis une brillante carrière en France. Convié par Daniel Cohen comme professeur invité à l'École normale supérieure, il a aussi été décoré de la Légion d'honneur par Jean-Hervé Lorenzi. Contestant notre récit, Florencio Lopez-de-Silanes a adressé à Mediapart, le 7 avril 2016, une correspondance dans laquelle il s’explique sur son parcours et donne sa version des faits. Cette correspondance peut être consultée ici.
Jean-Marc Ayrault est à Berlin. Pour dire quoi ? À peu près rien, hors les banalités d’usage, tant le pouvoir français est en panne de projet européen. Pendant ce temps, Angela Merkel déroule avec obstination un agenda et un programme visant à remodeler en profondeur l’Union européenne.
En matière de rénovation politique et de moralité publique, la France avait besoin d’un coup de massue. Elle n'a droit avec le rapport Jospin, remis vendredi 9 novembre, qu'à un tiède rappel à l'ordre.
Placé auprès du premier ministre, le Conseil d'analyse économique va connaître une profonde réorganisation, pour prendre en compte la crise éthique qui secoue la profession des économistes. Du fait de leurs conflits d'intérêts, de nombreux économistes ne seront pas renouvelés. Mais le ministre des finances, lui, n'a pas pris la mesure du débat déontologique qui secoue la profession.
Le gouvernement annonce un nouveau plan d'austérité budgétaire et un relèvement de la TVA. Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait reproché à Nicolas Sarkozy de préconiser un dispositif voisin, en soulignant qu'il s'agissait d'une « mystification économique » et d'une « faute sociale ». « Je ne laisserai pas faire », avait-il promis.
Remis ce lundi au premier ministre, le rapport de Louis Gallois a été écrit avec l'aide... d'un militant de l'UMP. Préconisant un « choc de compétitivité » de 30 milliards d'euros en faveur des entreprises et au détriment des ménages, il plagie de nombreuses études écrites ces derniers mois par des cénacles du patronat. La présidente du Medef, Laurence Parisot, a aussitôt applaudi.