Quelque 270 tracteurs ont convergé vers la préfecture de la Creuse à l’appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs. La mobilisation a dépassé leurs espérances – beaucoup de jeunes, non adhérents, sont venus –, témoignant d’un malaise général dans la profession.
Les tracteurs sont sortis des fermes, les blocages routiers se multiplient, et contrairement à la répression qui a visé d’autres mobilisations sociales, le gouvernement ne lève pas le petit doigt. Entretien avec l’historien de la société paysanne Édouard Lynch.
La mort d’une agricultrice et de sa fille mardi, à la suite d’un accident survenu sur un barrage en Ariège, provoque la tristesse dans le monde paysan. Sans affaiblir la mobilisation. À l’Assemblée, le deuil a très vite laissé place à la querelle.
Alors que les blocages se multiplient et que le projet de loi du ministre de l’agriculture a été repoussé, Aurélie Trouvé (LFI) et Pascal Lecamp (MoDem) débattent à propos d’un texte censé apporter des réponses au déclin du monde agricole.
Des Pays-Bas à l’Allemagne en passant par l’Espagne, les formations d’extrême droite espèrent tirer profit du malaise des agriculteurs à l’approche des élections européennes.
La mobilisation continue dans le monde agricole, avec de nouvelles manifestations annoncées cette semaine. Derrière les revendications pour de la « simplification » et « moins de normes » se cache un problème de fond : une profession peu rémunérée et une politique confuse vis-à-vis de la nécessaire transition écologique.
Depuis la rentrée, 150 étudiants bordelais reçoivent l’équivalent de 100 euros en monnaie locale pour faire leurs courses. L’objectif : lutter contre la précarité, mais aussi promouvoir une alimentation saine, durable et produite dans des conditions éthiques.
Depuis le début de la semaine, des agriculteurs, syndiqués ou non, manifestent et bloquent les autoroutes accédant à Toulouse. Crise sanitaire, prix du gasoil, gestion de l’eau… Ils veulent se faire entendre de l’État, auquel ils reprochent son « mépris ».
Le texte est annoncé comme la grande loi agricole du quinquennat. En déplacement en Seine-Maritime vendredi, le ministre de l’agriculture doit en préciser les grandes lignes. Aucun objectif concret n’est fixé pour attirer dans le secteur, alors que le monde agricole continue de se vider.
L’agence de l’eau Loire-Bretagne dresse un bilan « très négatif » des mesures prises par les irrigants bénéficiaires des bassines. Ils auraient dû se lancer dans une « transition agroécologique » mais leurs objectifs ne sont « pas atteints » sur les pesticides et la protection de l’eau potable.
L’hémicycle réuni à Strasbourg a rejeté ce mercredi le projet de règlement en faveur d’une réduction du recours aux pesticides en Europe, à la suite des nombreux amendements des conservateurs et des libéraux qui avaient considérablement affaibli le texte.
Depuis plusieurs mois, des agriculteurs de la Cooperl s’interrogent sur le fonctionnement de leur coopérative. Aliment, médicaments, races de porcs : la plus grande coopérative porcine de France impose aujourd’hui aux éleveurs la plupart des choix techniques. Mais les voix dissidentes peinent à se faire entendre.
Les derniers bilans comptables de la Cooperl montrent que le principal acteur du porc français traverse des difficultés économiques. Selon les éleveurs et les experts, cette situation est l’aboutissement de deux décennies d’investissements dans des activités de plus en plus éloignées de la production agricole.
Suivant l’avis du ministère de l’agriculture, la France a refusé de voter contre la réautorisation du glyphosate pour dix ans. La majorité peine à justifier cette position, alors qu’elle maintient sa volonté de réduire son utilisation au niveau national.
Pour la deuxième fois, jeudi 16 novembre, aucune majorité ne s’est dégagée à Bruxelles pour ou contre le maintien du glyphosate sur le marché, et la France s’est abstenue. La décision est revenue à la Commission : la molécule est réautorisée jusqu’en 2033.
Députée européenne LR depuis 2014, Anne Sander est issue d’une famille de hauts responsables agricoles alsaciens. Très à l’écoute des lobbies industriels, elle n’hésite pas à défendre farouchement leurs intérêts contre des mesures écologistes.