Pour la première fois, trois grandes banques françaises et un géant de l’assurance sont attaqués en justice pour blanchiment d’argent en lien avec la déforestation de la forêt amazonienne. Pour Sherpa, l’association plaignante, Axa, BNP Paribas, BPCE et le Crédit agricole « ne pouvaient pas ignorer qu’elles finançaient des activités illégales ».
La pêche en haute mer est devenue un moyen du pouvoir que la Chine recherche sur la scène internationale. Des centaines de bateaux pêchent, ou plutôt chassent, en meutes. Des hommes d’équipage privés de liberté y laissent parfois leur vie.
C’est une nouvelle victoire pour les opposants aux mégabassines. Le réservoir de Priaires, sur la commune de Val-du-Mignon, dans les Deux-Sèvres, voit ses travaux suspendus, ce lundi, par le tribunal administratif de Poitiers.
Dans une étude publiée mercredi, une équipe de l’Inserm met en évidence un risque accru de leucémies pédiatriques à mesure que la surface de vignes augmente autour du lieu d’habitation des enfants. Un résultat qui montre combien les pesticides peuvent toucher les populations non agricoles.
La France s’est abstenue vendredi à Bruxelles au sujet du maintien du glyphosate sur le marché européen, afin d’obtenir des modifications dans le projet de la Commission. La majorité qualifiée n’a pas été réunie.
Novembre 2017 : le président de la République promet l’interdiction du glyphosate « au plus tard dans trois ans ». Six ans plus tard, Paris soutient la ré-homologation de l’herbicide en Europe, tout en cherchant à en limiter la durée.
Quinze retenues d’eau à usage agricole du Poitou-Charentes ont été annulées mardi par la justice en raison de leur surdimensionnement et de leur inadaptation au dérèglement climatique. Pour les associations requérantes, c’est une victoire contre un modèle agricole destructeur.
L’Union européenne pourrait prochainement renouveler pour dix ans l’autorisation du glyphosate, l’herbicide le plus utilisé dans le monde. « À l’air libre » fait le point sur sa dangerosité avec Xavier Coumoul, toxicologue à l’université Paris-Cité.
C’est l’argument massue du ministère de l’agriculture comme de la FNSEA : le glyphosate serait nécessaire pour éviter le labour. Pourtant, de plus en plus d’exploitations se passent à la fois du labour et des herbicides. Une méthode de culture en attente de soutien public.
D’après des informations diffusées mercredi par Générations futures, Bayer Monsanto aurait dissimulé une étude qui met en évidence les effets toxiques du glyphosate sur le développement neuronal. Avec d’autres ONG, elle a transmis ces informations au parquet de Vienne, en Autriche.
Face à la caméra de Mediapart, le ministre de l’agriculture Marc Fesneau se dit favorable au maintien de l’herbicide sur le marché, tout en faisant valoir que sa consommation a diminué de 30 % en France. Un chiffre à relativiser.
L’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, estime que l’herbicide le plus vendu au monde ne pose pas de risque majeur pour la santé humaine. Mais pour Laurence Huc, toxicologue et spécialiste des pesticides, cette évaluation « ne correspond à aucun canon scientifique ».
D’après le projet de réglementation consulté par Mediapart, qui doit être présenté vendredi par la Commission, l’exécutif européen propose de réautoriser pour dix ans l’herbicide sur le continent européen.
Le foncier agricole est limité. Pour obtenir les parcelles désirées, il faut jouer des coudes. Pressions, appels téléphoniques répétés, menaces, dénigrement : tous les coups sont permis pour éliminer un concurrent. Mais il faut rester discret, pour que, surtout, les services de l’État ne s’en mêlent pas.
Au delà de 180 hectares, une ferme est considérée comme trop grande par l’État. Pourtant, certaines exploitations dépassent 1 000 hectares. L’agriculture familiale disparaît au profit d’une agriculture de firme, entraînant une désertification des campagnes. Le gouvernement, lui, est dans le déni.
Malgré des justifications bancales et un camouflet au Conseil d’État, le gouvernement a préparé un nouveau décret pour interdire l’appellation « steak végétal ». À la plus grande satisfaction du lobby de la viande.