Les œufs sont l’un des produits dont le prix a le plus augmenté. Depuis les Pyrénées-Orientales, les petits producteurs racontent la galère face à la flambée du prix des céréales, nourriture principale pour les poules.
Vendredi 18 août, un « Convoi de l’eau » formé d’opposants aux mégabassines est parti à vélo et en tracteur depuis les Deux-Sèvres pour dénoncer l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie. Le cortège, qui sillonnera cinq départements, rejoindra Paris le 26 août pour une action surprise.
Après avoir vécu seize mois de sécheresse jusqu’en avril 2023, le territoire qui permet à l’Italie d’être le premier producteur européen de riz tente d’anticiper de futurs épisodes climatiques similaires. Car le plus long fleuve d’Italie fait vivre des milliers d’agriculteurs.
Depuis que le gouvernement hollandais a décidé de réduire de moitié les émissions d’azote d’ici 2030, c’est la colère chez les éleveurs et le branle-bas de combat à l’université de Wageningue, consciente du rôle bientôt majeur des protéines végétales dans l’alimentation.
L’université néerlandaise de Wageningue règne sur les sciences alimentaires. L’anthropologue Robert Fletcher y met à nu les chimères du « développement durable », face à des étudiants tiraillés entre l’impératif productiviste et la tentation d’une radicalité écologiste.
Nichée dans la campagne hollandaise, l’université de Wageningue règne sur les sciences alimentaires. Ses recherches donnent à voir ce que nous mangerons demain, et comment nous le produirons. La remplaçante de la banane Cavendish, victime d’un champignon increvable, s’y invente.
Dans une proposition de loi, la Commission européenne projette de déréguler les NGT. Ces OGM nouvelle génération seront largement exemptés des règles d’autorisation, de traçabilité, d’étiquetage et de surveillance imposées à leurs homologues historiques.
L’étude montre qu’il n’y a tout simplement pas assez d’eau pour remplir les trente mégabassines programmées dans la Vienne. Mais la préfecture ne « valide pas » ce constat objectif car les impacts socio-économiques ne sont pas pris en compte. Un raisonnement par l’absurde qui sape un travail scientifique inédit.
Avec sa concentration record de mégaporcheries, la commune du Finistère est un symbole de l’intensification de l’élevage porcin et de ses conséquences. Enquête sur un coin de Bretagne où rien n’échappe aux cochons. Ni l’eau, ni l’air, ni la mairie.
Dans le Triangle de Gonesse et sur le plateau de Saclay, la police fait place nette pour que se déverse le béton du Grand Paris. Ainsi, le ministère de l’intérieur décide du sort des meilleures terres nourricières d’Île-de-France. Face au désastre climatique et au fléau de la sécheresse, la destruction des sols fertiles ne peut plus durer.
L’entreprise agricole Primaloire vient d’être condamnée pour l’intoxication de 76 personnes au métam-sodium en 2018. L’interdiction du pesticide n’a pas freiné le développement du maraîchage industriel. En Loire-Atlantique et Maine-et-Loire, son expansion provoque même de vives tensions.
Cette société publique-privée, très discrète, est au cœur du développement contesté des mégabassines en France. La dernière trouvaille d’une structure dont le modèle d’un autre temps reste tourné vers l’irrigation, quitte à aller droit dans le mur.
En août 1973 a lieu le premier grand rassemblement sur le Larzac, alors menacé par l’extension d’un camp militaire. Un moment de joie collective, où l’antimilitarisme se conjugue avec les luttes sociales et la défense du monde paysan. Le souvenir de cette lutte fondatrice nourrit aujourd'hui le combat contre les mégabassines.
Mediapart a enquêté sur les douze agriculteurs directement raccordés à la mégabassine de Sainte-Soline. Ces exploitants, qui possèdent de grandes surfaces, veulent coûte que coûte maintenir leurs rendements, en répondant aux exigences de l’agro-industrie.
Pour Bloom, une ONG de protection des océans, Hervé Berville a instrumentalisé la mobilisation des « pêcheurs en colère » avec des « propos mensongers » sur l’interdiction du chalutage dans les aires marines protégées. Une mesure qui n’avait jamais été prononcée.
Après l’incendie de l’Office de français de la biodiversité de Brest lors d’une manifestation de pêcheurs, des voix s’élèvent contre le gouvernement mais aussi contre l’interprofession de la pêche. Tous deux sont accusés d’avoir mis le feu aux poudres pour... rien.