Après deux ans et demi à la Maison Blanche, il apparaît clairement que le déclin de la cote d'amour du président américain est moins dû aux circonstances extérieures (crise, monde en ébullition, opposition) qu'à sa pusillanimité, à ses hésitations ou à ses reculs sur des dossiers décisifs.
Il y eut les attaques du 11 septembre 2001. Puis la guerre contre la terreur. Le Patriot Act fut voté. Une loi devant prévenir et empêcher tout acte terroriste sur le sol américain, quitte à remettre en cause certaines libertés. Quel bilan en tirer? Difficile de savoir si la menace terroriste a diminué aux Etats-Unis. Mais un groupe souffre particulièrement de cette loi, le groupe constitué des musulmans ou des «Arabes» au sens large vivant sur le sol américain. New York, de notre correspondante
A défaut d'avoir réussi à ranimer une économie américaine toujours chancelante, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, a promis aux Américains des lendemains lointains qui chantent, dans le trop attendu discours de Jackson Hole. Et il a renvoyé les politiques à leurs responsabilités.
Six ans que l'ouragan Katrina et les inondations qui s'ensuivirent ont dévasté La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Durant la décennie, la ville a perdu 29% de sa population en grande partie à cause de la catastrophe. Aujourd'hui, certains parlent de «renaissance», renvoyant à une série de changements sociaux bel et bien en cours, dans une ville encore très marquée.
À force de céder face à une minorité de droite ultra-conservatrice, et uniquement décidée à l'abattre, le président des Etats-Unis n'est pas capable de prendre les décisions nécessaires.
Le Brésil appuie sa stratégie de lutte contre la violence et la criminalité sur l'accès à la citoyenneté pour tous. En juin a été inaugurée la première Académie d'Etat de sécurité publique, à destination des forces de police. Rencontres avec le sociologue César Barreira, son directeur, avec Claudius Ceccon, directeur d'une association à Rio, et avec José Vicente Tavares, chercheur.
Par Marilza de Melo Foucher
Au terme d'une négociation marathon, un accord a été trouvé dimanche entre les républicains et la Maison Blanche sur la dette américaine. Mais le président américain a cédé à toutes les exigences présentées par l'aile droite des républicains. Le New York Times parle d'une «capitulation».
La dette américaine atteint des records historiques. Depuis mai dernier, elle a dépassé la limite autorisée, fixée à 14.294 milliards de dollars. Alors que la classe politique américaine se déchire pour trouver un compromis, retour sur l'origine de ce plafond. Une histoire qui commence en 1917.
Dans son combat engagé avec les républicains sur les finances américaines et les coupes budgétaires exigées de l’Etat fédéral pour éviter une cessation de paiement des Etats-Unis, Barack Obama doit aussi affronter l’influence d’une philosophe morte en 1982 : Ayn Rand.
Pas d'autre choix pour les personnalités publiques américaines prises en flagrant délit d'«addiction sexuelle» que de se tourner vers une clinique spécialisée pour se refaire une réputation. Une activité économique en pleine croissance, malgré les débats sur la pertinence des «traitements». Par Renaud Ceccotti-Ricci, à New York.
Avec une dizaine de candidats, la course aux primaires républicaines est déjà bien entamée aux Etats-Unis. Certains postulants affirment des positions très à droite dont certaines sont en contradiction avec l'idéologie des décennies précédentes.
Mercredi 22 juin, le président des Etats-Unis devra annoncer le nombre de soldats qu'il entend « retirer » d'Afghanistan. Les estimations les plus basses parlent de quelques milliers – autant dire un retrait symbolique – et les plus élevées évoquent le chiffre de 30.000.
La traque de Ben Laden aura duré quinze ans. Dès 1996, sous Clinton, une cellule de la CIA fut créée pour le pourchasser. En bon candidat pour sa réélection, Obama n'a pas raté l'occasion de tirer la couverture à lui.
En rendant public un document afin de valider les origines américaines du président, la Maison Blanche s'efforce de s'extirper des filets d'une droite de plus en plus extrémiste et de moins en moins intéressée par la bonne gouvernance du pays.
Brésil, Argentine, Bolivie, Pérou... La plupart des pays d'Amérique latine ont décidé de reconnaître officiellement un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967. C'est une stratégie nouvelle qui agace Israël et embarrasse les Etats-Unis et pourrait trouver concrétisation lors de l'assemblée générale de l'ONU.
Mediapart a interrogé des écrivains sur l'Haïti de demain. Gary Victor (photo) est l'un des auteurs les plus populaires du pays. Il est aussi le chroniqueur incisif et redouté des turpitudes du pouvoir haïtien et des «gouvernements de mafieux qui se succèdent». Heureusement, ajoute-t-il, la population se réveille «et ne pense plus comme il y a dix ans». Un entretien fait par Jean Victor Junior à Port-au-Prince.