Quelques centaines de personnes se sont rassemblées sur des ronds-points dans les Alpes samedi 6 janvier pour dénoncer les coûts écologiques, économiques et sociaux du projet de JO d’hiver 2030. Contre les « démons du tout-ski » et en souvenir des gilets jaunes.
Inondée par deux crues historiques en deux mois, la vallée de l’Aa a passé trois jours en vigilance rouge. Pour les habitants, l’abattement s’ajoute à la surprise, et l’on craint que le secteur devienne à terme invivable.
Le chaos climatique va impacter durement les assurances. En réaction, certaines compagnies repensent leurs activités pour s’aligner sur les accords de Paris. La Maif, par exemple, soutient un verger d’amandiers durable près de Toulouse. Une initiative loin d’être imitée par les géants du secteur.
2023 année la plus chaude de l’histoire, inondations historiques dans le nord de la France, promesses de la COP28… Davide Faranda, climatologue au CNRS, dresse un bilan alarmant de l’année.
À La Grave, dans les Hautes-Alpes, des habitants se mobilisent contre la construction d’un téléphérique, vu comme un levier de tourisme de masse. Éleveurs, mais aussi artisan ou guide de haute montagne, ils défendent un mode de vie alternatif et adapté à la crise climatique.
La ministre de la transition énergétique répète à l’envi que la France est le premier pays industriel à sortir des énergies fossiles. En réalité, c’est tout l’inverse : gaz, autoroutes, engrais et même charbon, le gouvernement refuse toujours de rompre avec les principales sources de gaz à effet de serre.
Le 28e sommet international sur le climat a accouché mercredi 13 décembre d’un texte qui contient un signal politique vers la sortie des énergies fossiles. Mais celui-ci est truffé d’éléments de langage dictés par les lobbyistes du pétrole.
Six cadres de la compagnie pétrolière, dont son patron Patrick Pouyanné, ont été accrédités à la COP28 dans la délégation du gouvernement français. Interpellé par Mediapart, le ministère de la transition énergétique, actuellement à la table des négociations à Dubaï, refuse de reconnaître les faits.
À La Réunion, la centrale électrique de Port-Est fonctionne désormais aux agrocarburants. Mais ce n’est qu’un début pour l’électricien, qui prévoit de convertir tout son parc en Corse et dans les outre-mer. Cependant, plusieurs collectifs d’habitants et des élus pointent les vices de cette décision.
Au cœur de la COP28, les responsables politiques européens se veulent à la pointe du combat contre le réchauffement climatique. Pourtant, l’Union vient de signer un accord de libre-échange qui va augmenter les émissions carbone. Et elle ne compte pas s’arrêter là.
Alors que des chercheurs ont annoncé jeudi que 2023 serait l’année la plus chaude jamais enregistrée, les pourparlers à Dubaï autour de la sortie des énergies fossiles restent au point mort. À cinq jours de la fin du sommet, des manœuvres dilatoires bloquent toute décision.
Alors que la saison des pluies se fait de plus en plus meurtrière dans l’île des Caraïbes, reportage à Nueva Barquita, quartier de maisons « en dur » qui répond à des normes environnementales. Une expérience qui semble une goutte d’eau face aux défis que le pays doit affronter.
À Dubaï, les technologies de piégeage du carbone sont brandies par les pétroliers et les États producteurs d’énergies fossiles comme la solution miracle pour sauver le climat. Mais ces dispositifs, très onéreux et peu performants, permettent surtout de maintenir le « business as usual ».
Une analyse de la coalition d’ONG Kick Big Polluters Out révèle qu’au moins 2 456 lobbyistes des énergies fossiles ont été accrédités à la conférence internationale sur le climat de Dubaï. Un record : les émissaires des TotalEnergies, Shell, BP et autres sont quatre fois plus nombreux que l’an dernier.
Ces derniers mois, les majors pétrolières sont revenues sur leurs engagements pour la transition écologique. Sultan al-Jaber, à la tête du sommet international sur le climat de Dubaï, a soutenu, à rebours de la science, qu’il n’y avait aucun scénario prouvant que la fin des énergies fossiles sauverait le climat.
Première Amérindienne à occuper un ministère dans toute l’histoire de son pays, Sônia Guajajara est la nouvelle ministre des peuples autochtones du Brésil. À Mediapart, elle explique être venue à la COP28 de Dubaï pour convaincre de l’importance de protéger les terres indigènes et les forêts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.