À la télévision, le président a affirmé « adorer la bagnole ». Une déclaration d’amour qui va à l’encontre de la planification écologique, la voiture étant l’une des premières sources de gaz à effet de serre en France. Elle implique par ailleurs un réseau d’infrastructures climaticides et un imaginaire mortifère.
Pour réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, le chef de l’État a annoncé, entre autres, la production de 1 million de voitures électriques et de 1 million de pompes à chaleur. Des mesures en vrac certes concrètes, mais en deçà des ambitions de sobriété et de bifurcation écologique nécessaires face à l’urgence climatique.
Emmanuel Macron doit présenter lundi 25 septembre la planification écologique qu’il avait promise avant sa réélection. Échafaudé depuis un an sous l’égide de Matignon, le plan est prêt mais il lui manque une dynamique et une volonté politiques.
Pour Françoise Vimeux, climatologue à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et spécialiste de l’évolution du climat, le cas libyen illustre dramatiquement la vulnérabilité des pays du Sud face au dérèglement climatique.
Pour réduire les rejets de CO2 des transports, l’exécutif veut développer des réseaux de RER métropolitains. Autour de Bordeaux, de nouvelles lignes de TER et de cars ont été créées. Mais certaines sont déjà saturées et requièrent plus de moyens.
Alors que la loi énergie-climat n’est toujours pas programmée au Parlement, la première ministre doit présenter lundi aux chefs des partis politiques quelques mesures phares de planification écologique. Ou comment l’exécutif tente de changer le plomb macronien en or vert.
Dans un rapport du secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, l’ONU revient sur l’accord signé en 2015, et juge que les émissions mondiales de CO2 ne sont « pas compatibles avec les objectifs ». À l’approche de la COP28 de Dubaï, les Nations unies exhortent les États à prendre des mesures strictes.
En prétendant que « la France, c’est 1 % des émissions mondiales », Emmanuel Macron reprend un classique de la droitosphère, qui ignore que la France est le 12e plus gros pollueur historique du climat. Cette forme de révisionnisme discrédite la parole présidentielle.
Les milliardaires François-Henri Pinault et Martin Bouygues partagent un hélicoptère de luxe, notamment pour effectuer des sauts de puce entre Paris, leurs résidences secondaires bretonnes et Londres. Mediapart et le collectif Mémoire vive ont suivi leurs trajets : ils ont émis en une année autant de CO2 qu’un Français en 32 ans. Alors que les deux patrons ne cessent de communiquer sur la transition écologique qu’ils prétendent mettre en œuvre.
Fait sans précédent, des experts des Nations unies ont averti le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco de son impact énorme sur le climat et les droits humains. Le gouvernement français et des banques tricolores ont également été interpellés, ces dernières finançant largement le saboteur climatique.
Sans politique d’atténuation efficace, le dérèglement climatique peut aggraver les évènements extrêmes dans les montagnes européennes et rendre la pénurie de neige une situation généralisée.
Alors que le niveau des nappes phréatiques reste historiquement bas, des dizaines de municipalités appuyent sur « le bouton rouge » en cessant de délivrer des permis de construire. Une réponse politique délicate, dans des zones où le manque de logements se fait sentir.
Subventions, investissements, prêts… En 2022, les gouvernements du G20 ont consacré 1 400 milliards de dollars d’argent public pour soutenir le développement de l’industrie fossile, selon une analyse de l’Institut international du développement durable.
À Village 2, un quartier populaire d’Échirolles situé dans les territoires en alerte maximale lors du dernier épisode de canicule, un centre communautaire tente de protéger la santé des habitants. Mais l’adaptation au chaos climatique est complexifiée par l’insuffisance des politiques publiques ainsi qu’une myriade de problèmes sociaux.
Les logements insalubres et l’aménagement urbain guidé par des années de politique de classe rendent les habitants très vulnérables aux vagues de chaleur. Pis, les nouveaux projets de rénovation urbaine sont plus centrés sur la surveillance policière que sur la végétalisation.
Le convoi de l’eau parti le 18 août des Deux-Sèvres s’arrête jeudi à Orléans au siège de l’organisme gestionnaire des eaux. Bousculée par la question des mégabassines, l’agence refuse tout moratoire mais pose désormais des conditions à son soutien.